J’élève mon enfant – Le guide de survie officiel des hommes

Nota bene : j’ai écrit cela en 2012 sans jamais le terminer complètement. Beaucoup d’informations ne passeraient plus à notre époque sans heurter la sensibilité d’un millier de personnes.

« Tu peux fréquenter d’autres femmes. Mais uniquement si elles ont l’air d’avoir eu un accident de voiture ».
Ces paroles, rapportées par bon nombre d’hommes vivant avec une femme enceinte, reflètent l’état d’esprit d’un ménage en pleine mutation. Car, l’arrivée d’un enfant, c’est une révolution. Jusqu’à présent, vous viviez à deux. Tout se passait parfaitement bien tant que vous vous rangiez du côté de l’avis de votre moitié. « Le consensus, c’est moi ». Mais bientôt vous serez trois. Trois, c’est plus que deux. Numériquement, c’est de l’ordre d’une fois et demi supérieur. Un chamboulement numérique et hormonal. Car vivre à trois, c’est abriter une personne supplémentaire.
Voici la première édition de «j’élève mon enfant», un livre écrit pour vous, les hommes, valeureux gardiens du temple, pour vous donner les clefs afin dresser votre enfant et de tenir bon face aux piques d’oestrogènes de votre chère et tendre.
Il s’agit d’un livre ambitieux, capable de résoudre les conflits entre père et enfant, père et mère, enfant et enfant, père et père, mère et grand-mère, mère et chat, père et renard.
Pour les grands-pères, nous ne nous attarderons pas sur le caractère débonnaire et joyeux de ces hommes à la barbe longue dont la sagesse est infinie.
Pour ce tome, nous avons fait appel aux plus grands spécialistes de la petite enfance.
Leurs analyses, aussi pertinentes psychologiquement que physiologiquement, sont basés sur des études ancestrales.
Des paléontologues de renommée internationale ont mené des enquêtes approfondies sur les espèces fossiles, notamment femelles, afin d’établir une corrélation entre comportement féminin et élément de cuisine. Des sociologues, des experts psychiatres et des spécialistes de la petite enfance, de Paris à Bamako, ont apporté leur édifice à ce livre.
Enfin, afin de comprendre tous les enjeux de la paternité, nous avons fait appel à une série de reporters, tous fins connaisseurs du monde, afin de recueillir les us et coutumes adéquats des différents pays.
Tous ces spécialistes vont vous aider à mieux comprendre votre enfant ainsi que votre moitié. Ils vont vous aider à vous épanouir, à adapter vos attitudes en fonction de votre femme et de votre enfant. N’oubliez pas : souplesse et indulgence sont les mamelles de la réussite.
En suivant nos indications, vous deviendrez rigoureux et adapterez votre comportement pour éduquer convenablement votre enfant. Vous trouverez également les méthodes du club M.A.G.E.L.L.A.N. afin de contourner les aigreurs de votre femme.
J’ai eu l’occasion de m’occuper d’un certain nombre d’enfants illégitimes ou d’orphelins durant ma longue carrière d’homme d’Etat. Beaucoup sont d’origines tchétchènes. Devenir le père d’une génération nécessite un grand don de soi ainsi qu’une force de persuasion digne d’un vendeur automobile. J’ai commencé par leur offrir des jouets puis un père de substitution que je télécommandais depuis le Kremlin. Les nouvelles technologies contribuent énormément à l’échange et aux directives. Un enfant à un souci ? Un petit Skype. Il se rebelle ? Un coup de fil à l’armée en place et nous l’emmenons dans un centre de réhabilitation conçu par mes soins et dont la mère directrice possède tous les atouts afin d’indiquer la bonne voie. Tracer un chemin n’est pas évident. Voici pourquoi j’adhère complètement à cet ouvrage.
НАСЛАЖДАЙТЕСЬ *
Vladmir Poutine

Н

I – Un enfant entre dans votre vie

Adieu Poker nocturne, régates estivales et autres flâneries à l’ombre de peupliers.
A la minute même où vous croisez le regard de votre enfant, vous perdrez l’élément fondamental de toute innocence : la liberté.


Vos journées seront rythmées par les quinze à seize repas à base de lait que votre enfant, aussi intelligent soit-il, se refuse à préparer lui-même. Votre nouveau-né bouscule désormais vos jours et vos nuits. Il est si petit et se manifeste avec tant de vigueur que vous pensez le louer à des couples ne pouvant pas avoir d’enfant afin d’arrondir vos fins de mois.


Afin de vous aider à faire face à ce bouleversement radical de votre mode de vie, ce chapitre vous propose de vous aider à connaître ce petit être charmant, mais grande gueule, qui squatte « la pièce d’à-côté ».
Bain, changes, layettes, gamelle et aménagement de votre ancien nid d’amour devenu sa maison : les clefs de la réussite se trouvent dans ce chapitre.
Nous aborderons également votre rôle au sein de votre couple. De votre fatigue devenue permanente et du changement de statut de votre femme, passant de bombe sexuelle à maman décoiffée.

1 – La paternité : un statut ancestral


Du temps où il était appelé Australopithèque, l’homme sélectionnait sa femme au hasard d’une cueillette.

Il l’assommait avec une pierre plate, effectuait une danse traditionnelle autour du corps inerte de sa proie, s’accouplait, puis envoyait une vidéo de l’acte sexuelle à ses beaux-parents.


Les tribus étaient organisées de façons claniques et leurs mœurs étaient opposées. On distingue ainsi les Orrorins, les Ardipithecus et les Kenyanthropus.


Les Orrorins vivaient en meute. Les mâles adultes, autrement nommés « Orrorins chanteurs» aimaient également siffler à la nuit venue, ce qui attirait irrémédiablement des animaux dont le poids dépassait les 200 kilos. L’ethnie des Orrorins était une tribu principalement matriarcale.


Les Ardipithecus misaient tout sur l’habitat. Ils étaient soigneux et n’hésitaient jamais à poser une nappe sur les dolmens leurs servant de table. Romantiques et très à cheval sur l’architecture d’intérieure, ils squattaient des grottes et séduisaient les femelles Orrorins avec des petits dessins fait au pochoir.


Le groupe dominant, les Kenyanthropus, aimaient à se tapir dans les fourrés à l’approche des soldes avant d’enlever une femelle choisie au hasard. La plupart du temps, il s’agissait de femmes Orrorins. Une fois leur proie attrapée, ils l’emmenaient dans les hauteurs, les forçaient à s’accoupler avant de forcer les femelles à laver une à une chaque pierre menant au sommet des montagnes.


Cette tradition est encore de mise dans certaines régions reculées du Tadjikistan.


Les tout premiers pères furent les Patermus, des guerriers aux dents acérés persuadés d’avoir constitués une cellule familiale hautement évoluée. Cette théorie fut discrédités des milliers d’années plus tard lorsqu’il est apparu qu’ils ne maitrisaient ni la chasse, ni le feu, ni le golf. Néanmoins, ils sont les premiers à avoir constitué un berceau à base de feuilles de vigne et de cuir issu de chaire humaine.


La vie des Patermus était réglée selon les hurlements des Matermus lors des accouchements. Le taux de mortalité des Matermus, était de 98% notamment à cause de l’anesthésie encore rudimentaire.

Le mâle, gêné dans ses dessins par ces râles insistant, assénait un grand coup de rondin sur le sommet du crâne de sa moitié, la plongeant dans un coma quasi définitif. Malgré des contractions douloureuses, les femmes les plus malignes, tentaient d’accoucher en silence, ou chantonnaient une sérénade en hommage au golf.


L’apparition de l’enfant provoquait inlassablement la même réaction chez le Patermus: une surprise totale.


Une fois le choc passé, il essayait systématiquement d’échanger son bébé contre quelques baies ou un stérilet.
D’autres, ayant la fibre paternelle et un sens du commerce accru, rachetaient ces enfants dans le but de constituer des gangs en vue de racketter les pochoirs des Ardipithecus.


Ajouter un dessin ici de stérilet en pierre + masse pour assommer.

La Marellum
Le paléontologue H. Bouvier a été le premier à établir une coutume démontrant le rapport père-enfant entre le Patermus et son enfant. Dès les premières minutes de la naissane, le père dessinait une marelle sur le sol. Puis, un voisin déposait le bébé sur l’une des cases. Le père devait fermer les yeux et sauter de case en case afin atteindre le ciel en se repérant uniquement grâce aux cris de l’enfant. Si il réussissait son challenge, le bébé était applaudi. Dans le cas contraire, le Patermus devait boire du lait de mouton caillé pendant un mois. Il arrivait également que le voisin, profitant que le Patermus ferme les yeux, vole l’enfant pour l’échanger contre quelques baies. La coutume a été reprise en Europe de l’Est. Quelques siècles plus tard, la marelle a été troquée au profit de la roulette russe.

Face à l’hécatombe de Matermus, la cellule familiale se composait essentiellement d’hommes, d’enfants et d’herbivores domestiques de grande taille capables de brouter le sommet des arbres et d’écraser une dizaine de bébés d’une seule patte.

Animal domestique


Fort heureusement, l’ère Préhistorique a également développé le potentiel intellectuel des humains. Les noms changèrent. Les Matermus devinrent les Matermam.
Au lieu de mettre bas en haut des précipices, les Matermam s’installèrent dans des lieux jugés plus adéquats : des rizières, des rivières à fort courant, des lopin de terre (réduit à deux poignées), des supermarchés.
Le but était d’échapper à la marelle et aux Patermus.
Sans grand succès.
Le taux de mortalité ne cessait d’augmenter du fait de l’enchainement de catastrophes naturelles. Cependant, une Matermam au périmètre crânien impressionnant, eut une idée de génie : accoucher à même le sol sur de la paille. La découverte fit grand bruit. Les oiseaux portèrent la bonne parole et les femmes cessèrent de tomber du haut des falaises les unes après les autres au grand damne de quelques Patermus qui, attachés à leurs traditions, décapitaient leurs femmes pour échanger leur chevelure contre quelques baies.

Le Docteur Pé est le psychologue attitré d’un magasine dédié aux jeunes enfants. Il répond au courrier des lecteurs.
Nantes, le 2 mai 2014
Monsieur,
Je m’appelle Fernand d’Essonne-Trofort. J’ai 40 ans. Je suis marié à une femme de dix ans ma cadette. Nous souhaiterions avoir un enfant. Cependant, notre différence d’âge m’interroge : nous n’avons pas les mêmes valeurs d’éducations. Les années 80 et 90 s’opposent en tellement de choses. Pensez-vous que cela posera soucis quant à notre avenir familial ?
Respectueusement,
F.

Paris, le 15 mai 2014
Cher ami,
La différence d’âge dans un couple n’a aucune sorte d’importance. J’en veux pour preuve ma propre expérience.
J’ai moi-même 54 ans. J’en parais vingt de moins. Excepté les jours de beau temps, lorsque le soleil, audacieux astre flamboyant, se couche dans mon dos. A ce moment de la journée, j’ai le galure vissé à la tête pour que la lumière ne puisse pas se réverbérer sur mon crâne.
Il y a 7 ans, je me suis marié à une jeune femme formidable. Un mariage d’amour, de passion. Maïl avait 14 printemps.
Aujourd’hui, elle souhaite tomber enceinte.
Malheureusement, je ne peux la féconder.
Voyez-vous, suite à un pari perdu, j’ai eu la mauvaise idée de subir une vasectomie. J’avais 35 ans. Fort heureusement, j’ai eu la présence d’esprit de congeler du sperme. On appelle cela la cryopréservation. Ma semence repose depuis des années dans un moule à glaçon-boules hermétique, dissimulé dans mon bac à surgelés juste sous les patates douces. Grâce à ma présence d’esprit ainsi qu’à la science, cette différence d’âge n’est plus un souci afin d’avoir un enfant !
Dr Pé,
Docteur en psychiatrie

Nantes, le 2 avril 2014
Monsieur,
J’ai bien lu votre réponse dans l’édition de la semaine dernière. Sachez que votre histoire n’a strictement rien à voir avec la mienne. D’une part, la différence d’âge entre votre femme et vous est indécente et illégale ! S’agit-il d’une maladresse ou bien d’inconscience ? Vous venez d’avouer un détournement de mineur. D’autre part : comment est-ce qu’un psychologue-psychiatre, inscrit au conseil de l’ordre des médecins, travaillant pour un journal aussi prestigieux que « des bébés, on veut des bébés !», peut-il cacher du sperme pendant dix neuf ans dans son congélateur? Votre sperme est aussi froid que votre cœur.
Malgré tout le respect que je vous dois, vous n’avez pas répondu à ma question.
Bien à vous,
Ferdinand.

Paris, le 5 juin 2014
Cher enfant,
J’ai reconnu votre lettre au beau milieu de la centaine de courriers déposés sur le coin de mon bureau. Quel type d’homme peut envoyer un courrier dans une enveloppe mauve saupoudrée d’un parfum aux lilas ? De toute évidence : un homme de petite taille, à l’hétérosexualité approximative, au pouvoir d’achat médiocre et à l’intellect limité. Je n’ai donc pas été surpris de voir votre signature en bas de page.
Je vous réponds sous le couvert de ma femme Maïl. Sachez que notre rencontre a été facilité par son oncle, un Ouzbèke propriétaire terrien dans la région de Skyr, dont les moutons sont particulièrement appréciés pour la qualité de leur laine. Je l’ai abordé dans le but d’acheter une écharpe en laine. Nous avons bavasser quelques minutes lorsqu’il m’a proposé sa nièce en mariage. Les parents de la petite étaient partis un peu plus tôt en ville pour la semaine. Une aubaine ! J’ai aussitôt accepté. Notre union a été consommée l’après-midi même dans un fourré. Maïl est une femme de caractère, ce qui lui a valu quelques déboires : ecchymoses sur le visage, une côte cassée, un œil poché, un doigt luxé, une épaule déboitée et des vêtements en lambeau.
Pour la ramener en France, j’ai du la cacher dans la soute, tapie dans ma valise, entre le dentifrice et des chemises en laine offertes par son oncle pour me remercier de mon achat.
Vous l’aurez compris par vous-même : ce fut un coup de foudre réciproque. La preuve : nous sommes mariés sous le régime de la communauté. Pouvez-vous en dire autant ?
Quant à mon congélateur, je vous souhaite d’être aussi prévoyant que moi.
J’ai inséminé moi-même Maïl hier soir après ma soirée de poker hebdomadaire. J’allais lui faire la surprise en entrant, sur la pointe des pieds, dans notre chambre.
Elle ne dormait pas.
Peut-être m’a-t-elle entendu défoncer la porte du garage avec le pare-choc de la voiture ou bien casser la porte d’entrée avec la masse. Qu’en sais-je ? Elle m’attendait avec un couteau. Maïl est une femme de caractère. Lorsqu’elle m’a vu entrer dans la chambre avec mon moule à glaçon-boules sous le bras, ses yeux ont doublé de volume. Elle a tenté de sauter par la fenêtre. Heureusement, je l’ai rattrapé à temps et je l’ai anesthésié avec un vase.
Toujours est-il que ce matin, je peux vous assurer que qu’il y a un sourire de femme comblée dessinée quelque part sous son visage tuméfié.
Comme vous le voyez, la différence d’âge importe peu sur une vision sincère de l’éducation. Il suffit de trouver les bons mots et les circonstances adéquates afin d’amener des courants de pensés opposés vers un même fleuve.
Tout dépend de vous Ferdinand !
Je me permettrais néanmoins une remarque vous concernant.
Vous manquez de confiance en vous. Votre écriture est oblique, des pâtés d’encre ponctuent le point de vos « i », et le taux de sucre dans votre glandes est supérieur à la moyenne (j’ai décollé le timbre pour faire demander une expertise salivaire). Je peux affirmer dans les colonnes de ce magazine prestigieux que vous être un brun d’un mètre soixante-cinq. Le timbre collé en biais montre que vous êtes un ouvrier de chantier à l’élocution hasardeuse. Vous devez sûrement rouler les « R ». La taille de vos doigts (j’ai relevé vos empreintes en saupoudrant l’enveloppe de talque noir), démontre que vous avez été un piètre collégien. Votre moyenne annuelle tournait autour de 7/20, soit la moitié de la moyenne de la classe. En ce qui concerne l’éducation de votre enfant, je vous conseille donc de laisser le champ libre à votre femme. Elle aura le bon sens que vous n’avez pas.
Affectueusement,
Dr Pé, Docteur en psychiatrie

Nantes, le 15 juin 2014,
Sale taré,
La semaine dernière, j’ai annulé mon abonnement à « des bébés, on veut des bébés ».

2 – Ouf, elle n’est pas enceinte


Le matin du nouvel an et au mal de tête carabiné de la Saint-Sylvestre. Tout vous revient.
Ce soir-là, un de vos amis vous avait demandé de choisir :« Que préfères-tu ? Souffler dans le cul d’un raton laveur ou bien demander à te femme de te faire un enfant ? »


Par fainéantise et recherche de plaisir simple, vous avez choisi la seconde solution. A bien y repenser, vous avez toujours rêvé de dévoiler le trappeur en vous.


Vous vouliez rompre avec Susanna pour sortir avec sa jumelle Samantha. Vous vous imaginez déjà bâtir un foyer avec la plus laide des deux sœurs.


Vous avez peur de faire une couvade, que votre femme meurt en couche ou bien que l’arctique fonde… Vous avez pris conscience de la difficulté de trouver un plombier efficace un dimanche matin. Vous avez peur de tout.


Ces exemples expliquent parfaitement bien la moiteur qui se dégage de votre main et qui assaisonne celle la future maman. Un test négatif de sa part serait le plus belle preuve d’amour qu’elle puisse vous faire. Dans ce cas là, vous savez parfaitement qu’il faudra prendre vos précautions afin de ne pas vivre à nouveau un pareil stresse. La vasectomie peut être une solution.

3 – Et merde


C’est le plus beau jour de votre vie ! Un enfant entre dans votre existence. C’est la promesse de gazouillis réconfortant, de sourires matinaux, d’émerveillements permanent, de bric-à-brac bariolés, en un mot : d’Amour.


La coutume, l’histoire et la nature impose une ritournelle immuable : la femme annonce sa grossesse à son homme.
L’inverse existe, mais est exceptionnel.


Souvent, ce type d’annonce résulte d’une abondance d’informations contradictoires.


C’est le cas de Jean.
Certain de posséder un sixième sens développé, il a tenté d’annoncer à sa femme qu’elle portait son enfant.
«  Tous les deux jours, je la prenais dans mes bras au réveil, pour lui susurrer la bonne nouvelle. « Chérie : tu es enceinte », lui disais-je. « Je n’étais sur de rien, mais je me fis en permanence à mon instinct. Mon ressenti. Mes rêves. Mes espoirs », explique-t-il.
« Nous dormons la fenêtre ouverte. Le vent aime jouer avec nos rideaux pendant que le soleil les transperce, colorant nos murs d’une couleur pastelle. C’est une poésie dont je ne me lasse pas. Pour évaluer la fécondité de Marianne, je me suis basé sur la teinte du plafond. Les yeux mi-clos, allongé sur le dos, j’ai du analyser ces panels de couleurs. Plus le contraste était prégnant, plus j’étais certain d’avoir mis Marianne enceinte.« 
Un matin, Marianne dormait du sommeil du juste. Je l’ai prise dans mes bras. Et je lui ai glissé à l’oreille ces trois mots : « tu es enceinte ». Elle m’a embrassé, m’a souri et s’est éclipsée dans la salle de bain pour faire un test de grossesse. Quelques instants plus tard, elle est revenue déçue. « La prochaine fois », m’a-t-elle susurré, contrariée mais confiante.
Deux jours plus tard, en prenant mille précautions, je me suis à nouveau collé à elle: « Chérie, réveille toi : tu es enceinte ». Elle est avait l’air dubitative. Mais comme à son habitude, elle m’a souri avant de partir dans la salle d’eau. Je l’ai attendu sur le dos, le regard perdu dans les teintes du plafond. Je me suis rendormi. Une heure plus tard, Marianne m’attendait dans la cuisine. C’est face à des croissants frais qu’elle m’a annoncé la triste nouvelle : ce n’était pas encore pour cette fois…
Tous les deux jours, mes présages se renouvelaient.
« Chérie, réveille toi. Tu es enceinte ».
Au fil des semaines, ma femme est devenue assez irritable.
Nous allions d’échec en échec. Personnellement, je gardais confiance et me rendormait aussitôt mon augure annoncée, persuadé que notre heure allait arriver.
Marianne m’a demandé d’arrêter.
Un matin, alors qu’elle souffrait de la grippe, elle s’est même pourfendue d’un « ta gueule ».
Ce n’est qu’au bout d’un an qu’elle est tombée enceinte.
Je lui avais prédit le matin même.
Pour Marianne, ce type de procédé est assez déconcertant :
« Petit à petit, mon amour s’est transformé en haine viscérale. J’essayais de me réveiller avant lui pour éviter qu’il ne me coince dans ses bras. Ses bras, ce sont des tenailles. Et puis cette haleine le matin… Une horreur. Jean, c’est comme le gars qui cri au loup, on finit par ne plus y croire. J’ai passé le dernier mois à dormir avec des boules Quies. J’étais déprimée. J’ai fait de l’anémie. J’ai évité le burn-out par miracle.
Grâce à Jean, j’ai vécu des centaines de déceptions quotidiennes.
J’ai même cru être stérile. »

4 – De deux à trois : une période dangereuse sur les réseaux sociaux


Ca y est : il est là ! Annie, votre femme, est à l’hôpital. N’en pouvant plus de voir l’amour de votre vie hurler de douleur, vous êtes parti rejoindre des amis dans un bar.


Une naissance, ça se fête ! Après quelques verres, vous recevez une notification Facebook. « Clémentine est née. 3,54 kilos. 43 centimètres. Une petite bouille d’ange ! ».
Des larmes de joie coulent sur votre visage. Vous cliquez sur « j’aime ».
Vous montrez la photo à vos amis.
Ils cliquent sur « j’aime ».
Vous prenez congé pour rejoindre les deux femmes de votre vie lorsque le barman vous offre une coupe de champagne. Vous lui montrez la photo de Clémentine. Il vous demande en ami sur Facebook.
Il clique sur « j’aime ».
Vous buvez votre verre cul-sec et prenez congé. Sur la route, des policiers vous arrêtent. Ils vous font souffler dans le ballon. Vous leur expliquez la situation. Vous leur montrez la photo de Clémentine. « Il y a beaucoup de « j’aime » sur votre photo. Vous êtes drôlement bien entouré ! », déclare un flic touché par tant d’amour. « Je ne peux pas vous le notifier sur Facebook car nous ne sommes pas amis, mais je vous le dis de vive voix : « j’aime » ».
Ils vous laissent partir.
Vous poussez la porte de la chambre de la maternité. Annie contemple un mari vaseux. Votre visage est blanc comme une blouse d’infirmière. Votre foie fait du yoyo. Votre haleine sent le rat crevé. Vous embrassez Clémentine. Clémentine se met à pleurer. Vous la prenez en photo. Vous la postez sur Facebook. Vos amis cliquent sur « j’aime ». Vous vomissez dans les toilettes de la maternité. Votre femme vous prend en photo et la poste sur Facebook. Vos amis cliquent sur « j’aime » et tweetent votre photo « @bhadou vomit en apprenant qu’il est papa #vismaviedepapa #lalcoolfaitdumal ».
Clémentine devient une star du net.
La semaine suivante, votre photo est reprise dans les journaux débilitant de la TNT.
Ca y est, vous êtes papa !

Homme tentant d’atteindre la maternité après une naissance trop arrosée

5 – Elle a fait un bébé toute seule : le cas rare de Marie de Nazareth

Marie sortant de l’étable

Faire un bébé.
Seule.
Complètement seule.
Isolée.
Dans une cave.
Pas très propre.
Sans lumière.
Ou avec.
C’est impossible.
Sauf pour.
Sauf pour…
Mais il y avait de la lumière.
Et un âne.
Marie de Nazareth est la seule femme au monde (mise à part pour Gilberte de Lille. Mais elle était dans une cave avec de la lumière et son taux d’alcoolémie dépassait les 4 grammes. Selon ses souvenirs, elle était seule. Cependant, les tâches ADN relevés sur son tee-shirt démontrent qu’une dizaine de personnes l’ont rejoint ce soir là dans le sous-sol). Bref, je disais que Marie de Nazareth (elle ne s’appelait pas vraiment « de Nazareth ». « De Nazareth », ce n’est pas un truc de noble. Cela signifiait que c’est à Nazareth qu’elle payait ses impôts et reprisait des tuniques qu’elle revendait deux sous. Ce qui était trois fois rien ! Deux sous équivalaient à vingt pourcent d’un écu de Nazareth. Mais l’écu de Nazareth valait un tiers et demi de moins que l’écu de Rome qui lui même était surévalué par rapport à l’écu de Judée. Repriser des tuniques pouvait donc rapporter beaucoup plus ailleurs. Mais Marie, comme tant d’autres et moi-même, était incapable de convertir ses deux sous en écus de Maaloula, deux fois et demi inférieurs à celui de Jérusalem auquel il fallait rajouter deux tuniques et un bol de riz bouilli équivalant au poids d’un bébé. C’est là que tout se compliquait… Pour avoir une conversion précise, il fallait calculer le poids d’un bébé de Jérusalem qui était bien inférieur à celui du bébé de Lutèce. Rien qu’à y penser, Marie avait un mal de crâne sévère. Du genre : pièce de bœuf coincée dans un étau. Marie, elle prônait la mondialisation. Elle voulait la création d’une banque capable de régir les monnaies sans peser sur l’influence des politiques souverainistes. Marie était une Européenne convaincue. Quant aux tee-shirts, elle a voulu, vers au milieu de sa vie, se diversifier dans les shorts et les pantalons. Hélas, la coopérative des vins de Nazareth était furieuse contre son fils qui se la jouait un peu trop « m’as-tu vu ». On lui a retiré ses aiguilles. Elle s’est retrouvée au chômage la Marie. C’est là que son fils prit « la haine » et qu’il a prôné l’amour de son prochain pour unir les peuples et instituer une monnaie unique).
Qu’est ce que je disais déjà ?
Ah oui.
L’immaculée conception.
Donc.
Voilà.
Je me ressaisis.
Marie est la seule femme au monde (avec Gilberte, mais le rapport de police tend à démontrer qu’elle aurait subie une attaque d’une violence sexuelle inouïe de la part de ses voisins. Des voisins pas tout bien clairs aux entournures si vous voyez ce que je veux dire. Le genre de voisin à mettre de la musique tard le soir et à faire fondre du pneu sur le balconnet qui leur sert de fumoir. Le rapport de police montre des hommes « vivants en clans et toujours prêt à appuyer sur tous les boutons de l’ascenseur pour emmerder le voisin du dernier étage. Leur casier ajoute également qu’ils auraient des penchants sexuels envers les animaux de taille outrageusement membrés).
Donc.
Ah oui.
Marie de Nazareth s’est engrossée toute seule.
Juste avec l’esprit.
Balaise.
Elle avait une telle force de concentration que sont hémisphère droit a sécrété des hormones mâles directement dans son utérus.
Je sais.
Cela paraît incroyable.
Mais c’est la pure vérité.
D’ailleurs, Thomas d’Aquin, un chauve aux sourcils broussailleux, a écrit : « tous les enfants d’Adam sont conçus en péché, excepté la très pure et très digne Vierge Marie, qui a été entièrement préservée de tout péché originel et véniel ». C’est dire si elle avait bonne réputation ! (Contrairement à Gilberte. Elle a morflé Gilberte. Douze points de sutures. Des lèvres de Ray Charles depuis une semaine. Pas facile de s’asseoir sur du Ray Charles. Et puis, côté pureté, elle est aussi clean que son tee-shirt Gilberte. Le rapport de police parle de « carambolage sexuel ». Et que la Gilberte, elle prend plus l’ascenseur de peur de croiser des voisins « même si ca fait une sacrée anecdote à raconter à mes enfants » a-t-elle déclaré au journal local).
Ce n’est pas à Marie que ça serait arrivé ça. Marie, elle se débrouille toute seule.
Et puis, elle ne crèche pas à la cave.

Gilberte veut à nouveau sourire à la vie

6 – Accouchement et évolution des mœurs : des lieux adéquats


Aujourd’hui, les mœurs ont bien changé. Vous avez l’embarras du choix concernant les lieux d’accouchement. Votre conjointe aura certainement une idée arrêtée concernant ces formules. Il y en a pour toutes les bourses. Quoiqu’il en soit, un accouchement est un moment de bravoure pour votre femme, ne l’oubliez jamais. Si vous l’oubliez, tenez le vous pour dit : elle n’hésitera jamais à vous le rappeler entre la poire et le dessert.


Les cliniques privées : Il s’agit là du haut de gamme. Quatre à cinq infirmières épaulent le médecin de service. Votre femme aura le droit à autant d’analgésique et d’opium que son corps pourra le supporter. Quant à vous, vous aurez accès aux narcotiques de l’établissement. Pour quelques dollars de plus, le vigile vous fournira des déguisements et du cannabis afin de rendre l’ambiance de votre chambre plus champêtre.


L’Hôpital : Fini le temps où il fallait venir avec ses propres poches de sang et son scalpel. Désormais, le personnel médical arpente les couloirs vêtus de blouses blanches, le visage masqué et camouflent leurs mains de gants. Serait ce pour l’hygiène ? Vous vous fourrez le doigt dans le nez ! Il s’agit d’une protection juridique : en cas d’accident, il vous sera impossible de retrouver la sage femme ou le médecin responsable de la déformation crânienne de votre rejeton. Sans empreinte ni visage, impossible d’entamer une procédure judiciaire en bonne et due forme.


Le domicile : Qui n’a jamais rêvé d’accoucher dans son lit, un croissant à la main et devant sa série préférée ? C’est cette voie que choisissent 8% des femmes occidentales et 81% des femmes africaines. Vous disposerez de tout le confort nécessaire pour peu que vous n’habitiez ni au Rwanda, ni en Sibérie. Une infirmière assermentée vous aidera à salir vos draps, bousiller votre matelas et fera votre lessive une fois l’accouchement terminée. Néanmoins, nous vous conseillons de ne pas prendre rendez-vous avec un plombier ce jour là, car ses horaires fluctuant (entre 8 heures du matin et 23 heures) pourraient vous déranger en plein travail.


Une abbaye : Quoique peu usité, les soutanes reviennent à la mode. Vous n’aurez ni personnel qualifié, ni drogues. Tout au plus, une nonne vous offrira un thé vert et un curé reluquera vos parties charnues. L’avantage réside dans le baptême. Votre progéniture se verra frappé du label « vu et approuvé par l’Eglise catholique ». Cependant, gardez toujours votre enfant à vu d’œil. Dans ces lieux fermés au monde, de jolies petites fesses nouvellement arrivées risquent la profanation à tout moment.


Le RER A : Bien que rudimentaire, accoucher dans un RER permettrait à votre enfant d’obtenir un passe Navigo à vie, soit une économie de 9600 euros sur dix ans. Imaginez le nombre de cigarette votre enfant pourrait fumer avec un tel budget ! En revanche, si vous tombez sur un contrôleur pointilleux, vous risquez une amende pour « non présentation du titre de transport» du petit.


Une ambassade : Les exemples sont très rares. Et pourtant : c’est le meilleur endroit pour accoucher et obtenir un visa en peu de temps. Pour réussir votre coup : administrez-vous une bonne dose d’ocytocine par intraveineuse dans le taxi vous déposant à l’Ambassade de Russie. Une fois dans le bâtiment, courrez jusqu’au bureau du maitre des lieux. Ne frappez pas à la porte. Entrez en hurlant et perdez les eaux sur le tapis en Alpaga de l’Ambassadeur. L’effet sera immédiat : votre enfant obtiendra une double nationalité et vous gagnerez un visa pour aller le visiter dans sa famille d’accueil dans son nouveau pays.

II – Le grand chamboulement : la vie quotidienne

1 – Votre travail : un corps sein dans un esprit saint


Au travail, vos rapports changent.
Les hommes vous tapent dans le dos : « tu vas voir Michel, ça change la vie ».

Les femmes vous regardent d’un œil nouveau : le droit. Vous rejoignez une confrérie : celle de ceux qui vont partir avant l’heure et qui seront pressés par le temps. Un enfant, c’est le temps distordu. Vous aimiez le sport ? Vous voilà marathonien et sprinter à la fois. Personne ne vous le dit, mais vos collègues savent que vous allez quémander des aménagements. Votre patron vous a déjà mesuré, pesé, jugé : vous ne serez plus aussi laxiste sur les horaires, vous allez devenir une corde raide.


Votre jeunesse s’envole. Pour compenser, vous n’hésiterez plus à boire un petit verre le midi. Un collègue étranger vous proposera même un verre de sa mixture locale. Du Sprutz. Un mélange de vodka-gingembre coupé à l’herbe et avec une touche d’huile-moteur pour la texture.

Un autre vous proposera de la beuh ou de la cocaïne pour tenir le coup. Pour les parents, le travail, c’est là où l’on se repose. Enfin, pas aux horaires d’entrée ou de sortie de bureau. Non. Plutôt entre 11 et 16 heures. D’ailleurs, c’est l’heure parfaite pour digérer. Prenez un repas léger le midi. Il faut trois fois rien pour se sustenter. Et si vous mangez trop, avec le Sprutz, vous risquez de vous endormir. Il est à noter que le mélange de volaille et de Sprutz provoque un arrêt cardiaque dans 98% des cas. Evitez les mélanges malencontreux.


D’ailleurs, deux personnes sur trois sont en surpoids en France. On a évité d’être un pays d’obèse, mais avec les maternités qui s’enchainent et les saloperies de la cantine, les gens deviennent grassouillets. Il faut bouger. Personnellement, je suis mince. Je me ressers deux fois le midi. Du coup, je fais une sieste de 11h à 16h. Et lorsque je me réveille, je me rends compte qu’il est l’heure de partir.

Effet du Sprutz après avoir mangé des cailles

2 – Les relations sexuelles


Le corps épanoui. Les seins généreux. La peau douce. La femme enceinte est désirable et sexy. De nombreuses religions ont proscrit la sexualité pendant la grossesse. Exceptée la scientologie. Cette dernière autorise les relations sexuelle mais uniquement avec le Directeur général international. Ce dernier peut sous-traiter cette besogne à un directeur ecclésiastique. Mais compte tenu du nombre de femmes enceintes, ces érudits au planning bien chargé réussissent guère à toutes les combler.
Quant à lui, le mari traverse un désert de 9 mois auquel s’ajoute l’absence de sexualité post-partum ainsi qu’une haine farouche à l’encontre du Directeur général international.
Médicalement parlant, rien n’interdit les rapports sexuels pendant la grossesse. Il est prouvé que cela protégerait des risques d’accoucher d’enfants prématurés. Une autre étude démontre également que cela donnerait le sourire au conjoint et favoriserait l’obtention de petits déjeuner fastueux pour la mère.

Femme enceinte de 5 mois recevant son petit-déjeuner après une nuit de débauche

Sexualité et autodafé alimentaire : les années nazismes
En mai 1938, le ministre nazi Paul Joseph Goebbels utilise son talent d’orateur et de rhétoricien lors d’un grand discours de propagande en faveur de la sexualité jumelée à une alimentation patriote.
« Blinis, goulashs, babas ganouschs et autre caviar d’aubergines sont les prémices des lits froids, morts, sans vie. Un Kréplach rend le désir aride. Le Kugel courbe l’échine. A-t-on déjà vu un Haroset entrainer la puissance nuptiale nécessaire à la fécondité? Combien de fois ai-je vu un juif chercher une pièce tombée dans un caniveau après avoir mangé un Lokshen kugel ? Sa femme, courant après lui un Chrain à la bouche, le suppliant de l’honorer. Pathétique ethnie que voilà. Incapable de se reproduire dans un Cholent à mi-cuisson !
Peuple élu, je vous en conjure, suivez la voie de notre Führer ! La sexualité est le bastion de notre nation. Le jambon Westphalie  donnera puissance et abondance aux hommes. Vos femmes connaitront le plaisir ultime en ingurgitant une génoise fourrée pendant l’acte. Les petites saucisses de Nuremberg doreront vos crinières. Vos yeux bleuiront à la simple vue d’un Schwarzbrot ».

Malheureusement, il est de notoriété publique de les Nazis mâchaient à l’emporte pièce. En juin 38, beaucoup de femmes moururent étouffées. La cause fut imputée à la mode de « l’avaler d’abats » au moment de l’orgasme. En juillet 38, Goebbels démentit le discours de mai en expliquant qu’il fallait envahir la France et importer des cuisiniers dignes de ce nom.

3 – L’alcool


Dans les régions pauvres, l’alcool est le ciment du couple. Chaque pays possède sa propre zone rouge.
Au Tadjikistan, il n’est pas rare de croiser des enfants en bas-âge porter des pères titubant jusqu’à leur domicile. Certains historiens parlent de culture ancestrale. Le président évoque plutôt une « pandémie ». En juin 2001, le président en place décide d’accompagner les hommes dans leur nouvelle paternité et surtout dans leur lutte contre l’abus d’alcool.

En août, les meilleurs architectes de Douchanbé construisent la Majlisi Tratj, un bâtiment combinant à la fois le savoir-faire tadjik et les meilleurs matériaux du pays. En septembre, suite à de molles bourasques, le bâtiment s’est écroulé sur plus de trois cent repentis. Inopportunément, le même jour, les Etats-Unis connurent les attentats du World Trade Center et la date de ce drame national fut transformée en fête populaire.


A Sanaa, au Yémen, vous ne trouverez aucun lieu où faire la fête et dépenser votre argent en alcool. La plupart des nouveaux pères restent seuls, à jeun et sobre chez eux, assis tranquillement en tailleur sur un tapis familial, rarement dépoussiéré, en attendant le retour de sa famille de la grange. Les trompe-la-mort peuvent importer une bouteille de contrebande pour se dérider. Mais dans tous les cas, ils resteront seuls et à jeun chez eux, assis tranquillement en tailleur sur un tapis familial, rarement dépoussiéré, en attendant le retour de sa famille de la grange. Rare sont ceux qui réussissent deux fois d’affilée à s’alcooliser. Généralement, ils finissent dénoncé par le contrebandier qui remporte ainsi une somme rondelette.

Lillois fêtant l’arrivée de son septième enfant et se préparant à fuir


En France, on observe de grandes disparités. Dans le nord, l’arrivée d’un enfant coïncide avec la disparition du père. Celui-ci, pris de remords, retourne vivre maritalement. Les familles de tout bord commencent alors à sombrer dans leur unique refuge : la bière. Dans le sud-est, c’est mojito et pastis. Il n’est pas rare que de nombreuses Cagoles cherchant à ressembler à Miley Cyrus finissent par danser sur le bar avant de choir sur un canapé un verre de GHB à la main.

5- La chambre : location à durée indéterminée


La chambre est le réceptacle de tous les caprices du bébé. C’est également l’endroit où vous l’enfermerez à clefs tous les soirs. Son intérieur soit donc être le plus cosy possible. Pour les couleurs et l’aménagement des meubles, vous pouvez toujours lui demander son avis. Mais avant 3 ans, ses goûts sont médiocres. Il est incapable d’harmoniser les couleurs et les matériaux. Voici quelques conseils testés pour vous.


La couleur des murs : Les murs sombres ont l’avantage de cacher la saleté. En peignant les murs en noir, vous éviterez de passer l’aspirateur toutes les semaines et pourrez développer vos photos vous-même.


Les meubles : Ils sont les bijoux de la pièce. Ils doivent marier le confort, la discrétion et le style pour refléter l’essence même de l’âme juvénile de votre rejeton. Pour éviter les accidents, optez pour un mobilier lourd, type Louis XIV avec des fauteuils en tapisserie d’Aubusson ou des Gobelins. Pendez également plusieurs saucissons Corse et des trips de veaux. Cela rajoutera une dimension historique à votre pièce et vous aurez un garde mangé qui fera causer en ville.

Le conseil immobilier de Valérie Ditot
J’ai pris l’habitude de tomber enceinte toutes les années bissextiles. Je sais par expérience qu’une pièce pour enfant bien conçue peut valoriser mon bien immobilier de 70 à 100%. Pour bien vendre, il faut apporter une vision à l’acheteur. Aussi, je peins des soleils au pochoir sur les meubles avant de tout plastifier en fuchsia. Puis, je supprime les lampes du plafond pour installer des plaques en bétons lumineuses au sol qui s’éclairent lorsque l’on marche dessus. Un peu comme dans le clip de Mickael Jackson : « Billy Jean ». Pour la touche finale, je colorie des figurines naïves sur les portes en fonction de mon humeur du moment. Souvent, je retrace l’histoire de holocauste avec des symboles. Les renards sont les résistants. Les tortues, les Français. Les Libellules, les nazis. Les casseroles, les Anglais. Les clefs à molette, les Américains. Cela amuse tout le monde et je m’en mets plein les fouilles !

Un lit : Tous les spécialistes vous le diront : il vous faut un matelas par enfant. De préférence, choisissez en un de la taille du lit. Si vous êtes bricoleur et catholique, prenez une mangeoire, un peu de paille, une tête de veau et une toile de jute. Vous aurez ainsi un couffin de belle allure et ferez des économies d’échelle.

Lit Ikéa sur-mesure

Une serrure: « La clef ! La clef ! Où est la clef ! » (Winston Churchill). Le 12 septembre 1945, l’Anglais fêtait la victoire sur l’Allemagne avec les alliés dans la maison de campagne de Charles De Gaulle. Comme à chaque pot de départ, Churchill avait abusé du whisky. Alors qu’il cherchait à rejoindre les toilettes du Général, il fut surpris de trouver porte close. L’Anglais sautillait pour essayer de se retenir. Son envie était si présente qu’il s’imagina, pour la première fois de sa vie, perdre la face. Fort heureusement, lorsqu’il se retourna, il vit le Général tout sourire, la clef à la main. Au lieu de lui tendre, il la mis hors de portée et lui dit dans un anglais plus qu’approximatif : « You’re a lucky bastard my friend. You help me. So, I help you for this time. You can go in my bathroomm. We are quits ». Le général lui tendit la clef. Winston s’en empara et déposa, en représailles, la plus grosse pêche dont il fut capable dans la cuvette. Il savait qu’il venait de subir une défaite politique cuisante. Il sortit comme une balle. Pris son sac à dos, couru jusqu’au Havre et traversa la manche illico presto à la nage. Cette anecdote historique, trop souvent absente des livres d’histoire, permet de se rendre compte de l’importance de maitriser son « chez soi ». Aussi, n’oubliez pas de mettre une serrure à la porte de votre enfant dès sa plus tendre enfance. Cela aura plusieurs utilités : l’enfermer à l’adolescence pour éviter qu’il ne pille le frigo, cacher votre shit dans ses affaires, fermer définitivement sa porte à ses 18 ans pour le forcer à prendre son indépendance financière.

Churchill soulagé


Location ou gratuité des murs ? : Votre enfant n’est pas un neveu, un petit cousin ou un voisin. Faire payer un bébé aurait ni queue ni tête. Vous devez donc lui faire crédit jusqu’à ses 18 ans. Indexez le taux de remboursement sur l’inflation. Tenez vos compte à jour : loyer, alimentation, gardiennage, participation aux frais de transports, scolarité, éducation… Ne lui sortez la note qu’une fois qu’il a fini ses études et qu’il aura trouvé un logement.


Une chambre saine : C’est une chambre, loin du périphérique, que vous éviterez de relier avec le pot d’échappement de votre voiture. Une chambre dont la température sera de 18° ou bien 23° (évitez les températures entre ces deux valeurs). Une chambre dans laquelle votre voisin évitera de se promener nu, et où les éboueurs ne viendront pas manger leur sandwich pendant leur pause clope.

Propreté : gare aux excès !


La justice met en garde contre toute forme d’excès. Nous avons pu nous procurer un dossier criminel mettant en cause certaines dérives.
Dossier criminel. Affaire 746-B-49.

Lieu : Chicago.
Faits : Une femme est retrouvée pendue dans son salon. A l’étage, son mari, Joshua, sert ses deux enfants, Magali 5 ans et Mathieu 1 an. Ils sont effondrés. Le détective mène l’enquête.

Détective : Vous avez entendu quelque chose ?
Joshua : Un bruit sourd puis un craquement vers 2 heures du matin.
Détective : Vous n’avez pas trouvé cela étrange ?
Joshua : Ma femme était insomniaque depuis la naissance de Mathieu. Elle avait pris l’habitude de découper du bois dans le salon au beau milieu de la nuit.
Détective : Pourtant, le sol est irréprochable. Pas une empreinte. Tout a été récuré à la javel. C’est comme si quelqu’un avait voulu effacer des indices.
Joshua : Détrompez-vous. Depuis la naissance des enfants, elle était maniaque du nettoyage et de la propreté. Elle récurait à longueur de journée. Elle nettoyait un objet et le nettoyait à nouveau cinq minutes après. Elle nous menait la vie dure. On avait interdiction de marcher avec nos chaussures dans l’appartement. Nous devions nous déchausser, enlever nos chaussettes et plonger nos pieds dans une bassine avant qu’elle ne nous les essuie pour éviter les marques sur le parquet. Mais je vous l’assure, elle n’était pas dépressive !
Le détective nota sur son cahier : folle à lier.

6 – La toilette : entre échange et don de soi


L’enfant est un animal peu doué en matière de propreté. Donnez lui un savon, il ne saurait pas quoi en faire. Donnez lui deux savons, et vous le retrouverez la bave aux lèvres. Donnez lui trois savons, il les aura revendu pour s’acheter une console de jeu. Les enfants ne savent pas prendre soin d’eux contrairement aux chats ou aux personnes handicapées.

Dès sa naissance, une femme à l’embonpoint non discutable moulée dans une tunique rose, tentera de vous apprendre les fondamentaux d’un bain réussi. Conseil d’ami : n’oubliez jamais d’enlever la couche avant un bain. Les capteurs d’humidité ponctionneraient toute l’eau de la baignoire et vous seriez obligé de tout recommencer.


Les produits de toilette : Un enfant c’est un peu comme un lavabo. Il faut récurer chaque parcelle jusqu’à ce que la faïence brille de mille feux. Pour cela, il vous faudra plusieurs outils. Un savon pour nettoyer l’urine et les excréments collés aux fesses de votre « petit vous ». Du coton ou une pierre ponce pour astiquer les parties les plus sales. Des gants en latex ainsi qu’une tunique en plastique pour éviter que bébé ne vous salissent avant de filer au boulot. Des goupillons pour récurer les narines et la gorge de votre bébé au cas où il régurgiterait. Du sérum physiologique. Un thermomètre de bain que vous pourrez utiliser pour la cuisson de vos aliments carnés. Un litre de javel pour baigner les pieds de l’enfant. Deux kilos de riz. Un steak de 500 grammes. Un grand clavecin. Un pot de yaourt nature à base de miel. Du beurre. Un cubis de vin rouge. Une paire de charentaise. Un sombrero (NDE : veuillez excuser la fin de cette partie, l’auteur a confondu la liste pour enfant avec sa liste de courses).


Les soins de l’ombilic : A la naissance, le médecin ou la sage-femme, coupe le cordon ombilical. Dans certaines contrées, ce rôle est encadré juridiquement et attribué de facto au père. Si le médecin est compréhensif, il lui prête une paire de ciseau. Sinon, le père doit se débrouiller seul pour libérer l’enfant de sa mère. En fonction des pays, il peut utiliser ses clefs de voiture, ses dents ou bien purifier l’enfant grâce à la flamme d’une allumette. Le cordon coupé, il mettra une semaine à se dessécher avant de tomber dans une assiette garnie. Rassurez-vous, cela ne fait pas mal au bébé ! En revanche, la maman aura du mal à terminer son plat. Attention ! Si l’ombilic suinte ou bien qu’une odeur d’ail s’en échappe, prévenez immédiatement votre percepteur des impôts, un abattement fiscal vous sera attribué. Ensuite, prévenez votre médecin, il pourrait s’agir d’une infection.


La tenue vestimentaire : Les nouveaux nés sont assez prétentieux et détestent les couleurs trop criardes. Le jaune, le rouge et le fushia sont à bannir sous peine qu’ils viennent vous quémander un café sur les coups de 3h du matin. Préférez des couleurs ternes et délavées qui, contrairement à ce qu’ils pensent, ne les mettent pas en valeur. N’oubliez pas que ce sont de grands fainéants et qu’ils refusent de s’habiller seul, sauf si vous leur donnez votre montre. Les pyjamas et les bodies sont les uniques choses qu’ils acceptent de porter. Sachez qu’ils préfèrent les vêtements cintrés quittent à être boudinés inversement à votre femme qui elle, préfèrera peignoirs et autres tenues informelles.


Le bain : Le premier bain est un moment convivial. La mère tient le corps du bébé, son mari la tête et si possible, le géniteur prend des photos. Votre bambin a vécu dans un milieu aquatique pendant neuf mois. Il est donc très à l’aise dans votre baignoire et prendra vite ses repères.

  • Chez le nouveau-né : Si le cordon n’est pas tombé, raccordez le à votre arrivée d’eau. Un lavement n’a jamais fait de mal à personne.
  • Chez bébé : Si vous êtes novice, vous risquez certainement d’avoir des craintes quant à mettre votre petit ange dans l’eau. Soulevez le avec soin, plongez le dans une eau à 37 degrés, maintenez lui la tête, frictionnez le doucement, rajoutez du sel puis du riz. Faites bouillir et servez le tout pour un repas de six personnes.
  • Entre 7 et 18 ans : Les études le prouvent : un enfant ne sait se laver qu’une fois son permis de conduire en poche. A ces âges, ils essaient pudiquement de se cacher pour se laver. Ils fixent des serrures aux portes et attendent votre départ. Ne laissez surtout pas s’installer un climat de suspicion dans votre domicile. Le corps d’un enfant change, et c’est justement pendant cette période de mutation que vous devez être le plus présent pour les rassurer. Utilisez des mots simples pour qu’ils comprennent : « Le bain, ce n’est pas sale », « un savon, ça s’use jusqu’à sa totale disparition », « un shampoing réussit, c’est un shampoing qui mousse dans les yeux », « tu peux prendre un bain avec ta petite copine uniquement si je suis là pour vous frictionner ».

    La propreté vu par le WWF : Vous n’êtes pas obligé de donner un bain chaque jour à votre enfant. Les scientifiques s’accordent à dire qu’une hygiène irréprochable est vectrice de la baisse des défenses immunitaires et épaissirait la moustache. Quelques gestes simples peuvent vous faire économiser sur votre facture d’eau et préserver les ressources de la planète.
  • Les yeux : Crachez lui directement dans les yeux et frottez avec votre manche de veston.
  • Les mains : Utilisez de la panse de brebis pour nettoyer les doigts. Pour étouffer les odeurs, nous vous conseillons de lui tricotez des moufles en laine bio de lama et de lui laisser 20 heures sur 24 pour vous assurer d’une peau douce et sans callosité.
  • Le nez : Remplissez une pipette d’eau, rajoutez du gros sel, enfoncez là dans le nez du bébé et appuyez dessus. Réitérez de l’autre côté. Puis offrez lui un Panda.
  • Les pieds : Utilisez de la panse de brebis pour lui frotter les pieds. Puis pour éviter les odeurs, enfournez lui ses mignons doigts de pieds dans des chaussettes en laine bio de lama.
  • Les oreilles : Les bébés produisent entre un gramme et un kilo de cérumen par semaine. Dans les cas les plus extrême, n’hésitez pas poser l’embout du tuyau d’aspirateur sur l’oreille de votre enfant pour aspirer ce vilain bouchon.
  • Le cou : Ne cherchez pas. Votre bébé n’en n’a pas. Vous n’y trouverez que plis et miettes de pain. Pour nettoyez cette mince zone située entre la tête et le corps, versez un doigt de whisky et frottez à l’aide d’un pinceau.

Nettoyer le sexe de votre enfant : C’est une opération délicate pour les jeunes papas. Les plus pudiques omettent consciemment cette partie de l’anatomie du bébé, ce qui peut avoir des conséquences désastreuses en développant des maladies infectieuses ou bien l’arrivée massive des beaux-parents, ad viternam, dans votre salon. En revanche, dans le nord, les hommes à la mâchoire vigoureuse et à la pilosité fournie prennent un soin particulier à frotter délicatement, méticuleusement et pendant des heures le petit asticot ou la fleur de votre bébé. Si vous êtes témoin d’un tel « soin du matin », prévenez immédiatement la gendarmerie.

L’ombilic au grenier de l’Europe
« J’ai travaillé trois ans au service pédiatrique de l’hôpital de Loubny, en Ukraine. Là-bas, les ombilics sont sujets à coutumes. Lors de la naissance, le père verse de la vodka sur le petit morceau de chair de l’enfant avant de le sucer jusqu’à ce que l’on approche d’un nettoyage parfait. Malheureusement cette méthode a ses limites. Beaucoup de villageois souffrent d’aphtes ou de problèmes dentaires. Il n’est pas rare de récupérer l’enfant avec des boutons de fièvre abdominaux, des traces de dents ou bien un cordon mâchouillé. J’ai même vu une fois, un père verser de l’alcool à 90 degrés sur le cordon du bébé, craquer une allumette et allumer le cordon comme une bougie d’anniversaire. Cet inconscient a heureusement été gravement sanctionné par un tribunal. Le juge l’a contraint à repeindre toutes les bandes blanches de l’autoroute menant de la capitale au sud du pays ».

7- La layette : tenue de soirée exigée


Vous entendrez parler de « layette » une bonne centaine de fois pendant la grossesse. C’est un mot inconfortable au phrasé, un tantinet ridicule et totalement inodore. Etant donné que votre cerveau n’est pas programmé pour conceptualiser ce terme, contentez vous simplement d’acquiescer et mangez une banane. Après lecture du dictionnaire, il s’avère qu’il s’agit de préparer les premières tenues civiles du bébé. Laissez cette tâche ingrate à votre femme et filez dépenser l’argent du foyer au tiercé. Si malgré nos recommandations vous souhaitez vous investir dans ce projet, voici quelques conseils avisés qui ont fait leurs preuves à faible coût.
Votre enfant grossit à vue d’œil : Vous trouverez dans certains commerces des tailles de 1 mois, 3 mois et 9 mois. Mais alors pourquoi acheter petit quand on peut voir grand ? Quelle chance pour un parent que de voir son bébé amortir des vêtements achetés à la sueur du front ? Vous ferez des économies en ne choisissant que la taille la plus grande. L’auteur de ce livre a su économiser 9846,76 euros (estimation sur factures non attribuées sur une période de 9 ans) en recyclant propres vêtements sur son fils.


Dormir sur ses deux oreilles : C’est une chose quasi-impossible à réaliser, les deux oreilles se situant à l’exacte opposée de la boite crânienne. Il faut se munir d’un oreiller en forme de U pour réussir cet exploit. Pour le maintenir, utilisez du gaffeur. Faites attention à bien serrer au niveau du crâne si vous ne souhaitez pas comparaître pour homicide volontaire. En revanche, ne lésinez pas sur l’achat de nombreuses turbulettes ou bien gigoteuses, une sorte de sac poubelle en coton, dans lequel vous glisserez le bébé comme une lettre à la poste avant de dormir. N’oubliez pas de l’affranchir au tarif local.


La combinaison bio : L’entreprise japonaise Kayo a remporté le premier prix du développement durable en inventant une combinaison à pression entièrement composée de produits laitier, de fruits malaxés et gélifiés. Le bébé peut donc déguster sa tenue au fil de la journée et se retrouver totalement nu pour le bain du soir. Pratique ! Point négatif : L’enfant doit évoluer dans une température inférieure à 10 degrés sous peine de voir son beau vêtement se dissoudre à cause de la chaleur. Un bain quotidien est le bienvenu.


Faire dessin d’une layette avec des artichauts
Layette en cœur d’Artichauts Kayo

8- Bébé sort : entre landau et rollers


De prime abord, les enfants n’ont pas de vie sociale. Ils détestent être embêter pendant les heures de repas et préfère vous sucer le cerveau avec des jeux bêtifiants. En revanche, en tant qu’adulte, vous avez besoin d’avoir une vie sociale, de faire du sport, ou tout simplement d’aller cueillir des baies. Une étude américaine vient de démontrer les bienfaits de transporter un enfant à la verticale, même si il ne sait pas encore marcher. Cela empêcherait les régurgitations. Pour ce faire, harnachez le à une planche en bois sous laquelle sont fixées des roulettes. Fixez lui les jambes et un bras. Puis donnez au bébé un gâteau dans sa main valide, il vous rendra un sourire de contentement. Pour gagner du temps sur le trajet : chaussez vos rollers. Vous voilà parti pour une belle balade sur l’autoroute.


Faire un croquis

Intouchables
Abhay Abah (littéralement : l’intrépide et l’éclat) est né en 1879 dans le nord est de l’Inde dans une tribu priant la divinité Kala. A sa naissance, le gourou-accoucheur a déclaré : « Abhay, tu n’es qu’un bon à rien, ta santé est faible et ta moustache trop épaisse. Je parie 10 roupies à Kala que tu ne vivra pas plus de deux heures ».
La parole du gourou raisonna dans tout le bidonville.
Ses paris étaient craints de tous.
La mère Abah, chagrinée d’être ainsi mise à l’index devant toute la communauté, mis une cagoule et roula sur elle-même jusqu’au Gange pour s’y noyer. Le père d’Abhay, le fier Abhijit-Achala Abah (littéralement : fakir moucheté de victoire), frappa le gourou à l’aide de sa planche à clou.
Il attrapa son rejeton et couru dans les ruelles du village.
Il regarda son fils et déclara fièrement: « Mon fils, tu ne vivras peut-être que deux heures, mais tu seras fakir».
Puis il fixa son bébé sur sa planche à clou, posa le tout sur son skate-board, et descendit jusqu’aux eaux sacrées du Gange. Une fois sur place, le bébé, déjà peu vigoureux et d’une laideur incommensurable, regardait son Baba avec la clémence des grands sages. Il avait le dos moucheté de petits trous rouge sang et la moustache ébouriffée.
Son père, pour le purifier, le plongea dans l’eau du fleuve.
Malheureusement, il lâcha prise.
La dernière chose dont il se souvint fut d’un doigt de bébé : un majeur tendu dans sa direction. Les témoins se souviennent avoir vu le bébé nager sur le dos en direction de Bombay.
Depuis ce terrible accident, il est formellement interdit d’utiliser des clous pour fixer des bébés.
Le gouvernement indien recommande l’utilisation de vis.

III – Nourrir son enfant


« Il faut manger pour grandir ». « Un café s’il vous plait ! ». « Si tu ne finis pas ta charcuterie, tu auras des petits pois toute la semaine ». « Mange ! Bon Dieu : mange ! Où le loup viendra finir ton assiette ! ».

Loup ayant chipé le gigot d’un nouveau-né


Nous avons tous entendus ces phrases.
Le Saint-Esprit a souhaité que les repas fussent au nombre de trois pour symboliser la Trinité. Le petit déjeuner est le premier d’entre eux. Nous l’accompagnons de fruits, de chocolat ou bien de pain pour faire trampouille dans du lait de brebis. Le déjeuner est pas mal non plus, surtout si il est servi avec des saucisses et un bon vin. Le diner est le plus léger d’entre tous. On stocke le gras la nuit et manger de la charcuterie vers 23 heures, sur plusieurs mois, est le meilleur moyen d’augmenter son taux de cholestérol et la taille de son fessier. Pour les enfants, avoir une assise adipeuse n’est pas un problème encore à l’ordre du jour. Pour eux : tous les repas sont bénis. Il en rajoute même un ou deux en fonction de leur appétit. Mais manger n’a pas que pour seule fonction l’alimentation. C’est aussi un moment convivial qu’il faut développer dès le plus jeune âge.


1 – L’allaitement


Ce sont les deux choix régulièrement offert au nouveau né. Dans un soucis pratique, le père préfèrera le sein : cela lui évitera de se lever la nuit et le déresponsabilisera totalement de l’alimentation du bébé. C’est également un outil remarquable d’avancement social pendant les repas d’affaire où les familles sont conviées. Si vous optez pour cette solution, vous serez tôt ou tard obligé d’utiliser un « tire-lait », un outil fascinant sans aucune vertu sexuelle. N’hésitez pas à vous rendre dans certaines boutiques où vous pourriez trouver de nombreux subterfuges afin de conserver un peu d’intimité. Par exemple, Décathlon propose le « survet’queshua ». Il suffit de glisser sa tête dans une tente en plastique avant de glisser l’enfant dessous.


Attention, à la saisonnalité !
L’été, votre enfant risque de se dessécher comme un petit somalien !
A noter que certains enfants sont accros aux tire-laits chinois du fait de la présence de nicotine dans les tétines biodégradables.

Les scientifiques sont formels : la montée de lait est rare chez l’homme.

2 – Le biberon


« Brad avait bricolé deux poulies sur lesquelles étaient fixées un bâton qui lui même maintenait huit biberons. D’un simple coup de poignet, j’ai ainsi pu nourrir mes enfants en même temps. Le biberon, c’est l’évolution de la femme »
(Angélina Joli, Closer 23/03/20010).


Messieurs, nous préférons vous mettre en garde : un rayon biberon est généralement aussi obscur pour les hommes qu’un rayon maquillage. Chaque biberon est différent. Chaque tétine est différente.
Votre bébé peut préférer une tétine en latex à une tétine en silicone ou même à une tétine en bois. Il peut également préférer un dessin Winnie l’ourson à un dessin Mickey. Faites attention : le choix que vous allez faire établira vos programmes télé pour les dix prochaines années !
Car un enfant qui fréquentera un biberon Dorah l’exploratrice souhaitera inlassablement regarder un dessin animé avec son héroïne dessus. Encore et encore… Vous aurez beau proposer du Pixar, du petit ours brun ou du Disney, ça sera foutu. Ca sera Dorah et point à la ligne ! Passez votre chemin ! N’essayez même pas de lui faire découvrir d’autres univers, il hurlera jusqu’à épuisement. Et, alors que vous serez sur votre lit de mort, votre gamin portera un tee-shirt Dorah pour vous rappeler de bons moments !

Il est donc important de vérifier votre vidéothèque avant d’investir dans tel ou tel produit.
Côté matières, les ¾ des biberons sont fabriqués en Chine et composés de Bisphénol A, produit hautement toxique, qui permet aux enfants d’être positif aux contrôles sportifs. « De ma naissance à mes 33 ans, je me suis uniquement nourri de biberons » (Lance Armstrong dans une entrevue au journal « téton ou capuchon », 2010).

Les plus bricoleurs penseront à fabriquer leurs propres biberons à partir de platane ou de chêne. Cela étant, penser à acheter une pince à épiler pour retirer les échardes de la bouche de votre petit amour.
Dessiner la poulie de Brad Pitt

3 – Le lait d’animal


Vous les avez déjà vu graviter autour de vous. Pantalons colorés en coton mal coupé, gilets en laine épaisse, bandana dans les cheveux, espadrilles aux pieds, les Ménestrels arpentent les marchés bios à la recherchent de tomates fraichement arrachées au terroir français. Leur teint est verdâtre et ils monopolisent la parole pour discourir des bienfaits d’un produit local sans pesticide.
Cette catégorie de français ne jure que par le tout-naturel tout en écoutant du reggae dans leur walkman à cassette. Si vous faites partie de la catégorie des Ménestrels (terme scientifique rappelant le baladin racontant des histoires fantasmées au Moyen-âge), vous serez convaincu que le lait animal est bien moins néfaste pour votre enfant que le lait en poudre.
Sachez toutefois qu’il ne faut jamais, au grand jamais, glisser un enfant sous un animal afin qu’il tire lui-même son lait directement au pie de l’animal.
La vache, la brebis et le cochon sont des animaux sur lesquels il est socialement difficile de compter.
Ne leur faites pas confiance même si vous avez une histoire commune (par exemple : un sandwich jambon-beurre particulièrement goûtu ; Le Porcinet de votre enfance… ).
L’enfant est une proie facile. Sa boite crânienne et de ses articulations ne résisteront pas aux attaquent d’un animal qui pèsent deux fois plus lourds qu’un Michel Sardou le lendemain de Noël.

« Je lui ai appris l’indépendance alimentaire » (Daniel, Ménestrel de Roubaix)

4 – Le lait paternel


Le lait paternel n’existe pas!
Si votre enfant se retrouve sous votre mari afin de tirer son lait, prévenez les services sociaux. Les risques ne sont pas négligeables (cf 3- Le lait animal).

Réponses à quelques questions.


Comment assumer socialement l’allaitement?
Montrer ses seins dans une boulangerie, un bus ou une bibliothèque peut effaroucher certaines femmes pudiques peu enclines à dévoiler leur poitrine à de parfaits inconnus. Mais il existe plusieurs solutions

  • Pour les plus riches : Les femmes aux moyens aisés pourront sous-traiter l’allaitement auprès de tierces personnes. Certaines associations vous fournissent une liste de maman sans emplois qui acceptent de vous suivre toute la journée afin de nourrir à la demande votre enfant. Avantage : garder une poitrine haute et ferme. Inconvénient : entretenir une discussion avec une femme d’un autre rang.
  • Pour les femmes vivant près du littoral : La situation géographique peut vous fournir de nombreuses cachettes afin de nourrir votre rejeton. Ainsi l’entreprise Boyard, présente sur toute la côte, à su fournir à de nombreuses femmes des barques. Le but ? Allaiter au large sans se soucier du « qu’en dira-t-on ». Avantage : l’air marin tonifie l’esprit. Inconvénient : 30% des femmes utilisant ce procédé ont disparu en mer.
  • Pour les naturistes : Attention les yeux ! Pour cette catégorie, la pudeur est un concept issu du siècle dernier. Pour ces femmes, montrer leurs seins est un leitmotiv. Il n’est pas rare de croiser de tels profils le samedi après-midi, dans les supermarchés de Toulouse. Des maris, souvent solidaires, n’hésitent pas à enlever le haut et le bas en signe de soutien moral.
  • Pendant que les femmes allaitent, les hommes se baignent dans des bacs géants d’urine. Selon eux, ce procédé permet de conserver l’élasticité parfaite de leur épiderme

Et la volaille dans tout ça ?

Le 28 mars 81, Augusto Pinochet veut conquérir le monde en imposant sur le marché les fameux radis noirs du Chili. Mais son rêve s’effondre deux jours plus tard. La tempête Del Chapoy a ravagé des hectares de radis destiné à l’exportation. Le général vit rouge : il fit abattre tous les producteurs de plantes potagères ainsi que les danseurs équestres et les taxidermistes. Mais au lieu de renoncer à son rêve, il changea son fusil d’épaule et fit concasser des restes de poulets qu’il mixa avec de la carotte puis expédia le tout en Europe. Le succès économique fut considérable. Encore aujourd’hui, on trouve ces petits pots dans tous les magasins. Ils sont reconnaissables grâce à sa fameuse étiquette où l’on peut voir une poule avec un radis dans l’arrière train.

Dessiner une boite de conserve avec une poule et un radis

5 – Les repas de fête


Autant vous le dire : boire un biberon c’est chiant comme la peste. Passé les premiers mois, l’enfant voudra de l’exceptionnel, du gourmand et du croquant.
Cyril Lignoc a inventé une gamme de produit dont ses fameux sorbets au chocolat ou son veau flambé au cognac.
Malheureusement, les nouvelles directives de l’OMS interdisent ce type d’alimentation au motif que cela facilite l’embonpoint et la tuberculose. L’organisation mondiale de la Santé préconise des fruits, des légumes, le tout saupoudrer de citron fermenté. L’UMB, l’Union Mondiale des Bottiers, recommande également de mixer le tout à l’aide d’une semelle de santiags.


6 – L’organisation des repas


Il faut distinguer le déjeuner du diner.
Contrairement à ce qu’ils laissent paraître, les enfants ne sont pas idiots.
Ils lisent l’heure grâce au soleil et se repèrent en fonction des siestes. Pour le déjeuner, ils aiment être prévenu une heure plus tôt afin de pouvoir s’ouvrir l’appétit en dansant la farandole de l’Eucalyptus. Visuellement, cela ressemble à une crise d’épilepsie mixée à une Samba. Puis, ils mettent la voiture de leurs parents sur leboncoin.com avant de prendre des photos d’eux en couche pour les envoyer à des inconnus.

Eucalyptus en fleur

Pour le diner, ils sont plus raisonnables. La journée a eu raison de leur énergie. Ils restent posés sur le canapé, votre portable à portée de main, afin de biberonner en attendant un appel d’un éventuel acquéreur pour votre véhicule.


7 – L’horaire des repas


En France, les repas sont au nombre de trois : le petit déjeuner, le déjeuner, le diner. Pour les enfants, il faut en rajouter deux : les goûters. Pour grandir, le métabolisme de nos chères têtes blondes ponctionne six fois plus que le notre. Il faut donc rationnaliser votre emploi du temps. Pour vous aider, nous avons tracé les portraits des parents d’aujourd’hui.


IV – Portraits de parents d’aujourd’hui


1 – Les ménestrels

Les Ménestrels se caractérisent par leur teint de pêche fripée, leurs pantalons aux couleurs surannées et leur passion du repos dominical en forêt pour y creuser des trous, avant de s’y asseoir, pour espérer pousser de quelques centimètres. Leur but dans la vie ?
Faire l’amour à la nature, manger des fruits bios et écouter le hululement de la chouette s’évaporer dans la nuit. Pour les Ménestrels : Il faut respecter la nature. Le tout bio et le véganisme : c’est eux ! Tout comme le djembé, un enfant est un don de Dieu. Qu’il s’agisse de la tétée, du biberon ou d’un canard flambé au whisky, sachez qu’un parent-ménestrel qui se respecte doit être en permanence capable de sortir son diabolo de sa poche. Tout comme l’herbe qui pousse à son rythme, le ménestrel estime tout à fait normal et sain qu’un enfant établisse ses heures de repas par lui-même. C’est l’auto-responsabilisation. Si votre enfant de six ans décide que minuit est l’heure idéale pour se lancer dans un barbecue, vous devez obtempérer. Si vous devez vous lever à deux heures du matin afin qu’il se tape un Chili con carne, vous enfilez votre poêle et faites chauffer vos chaussons. Si vous entendez un « ouin ouin » vous les coups des trois heures, vous enfilez votre robe de chambre pour commencer la cuisson du gigot. Si à quatre heures du matin c’est l’heure des haricots, gagnez du temps en les écossant dans votre lit. Si il se réveille à cinq heures et demande si il n’y aurait pas par hasard une poularde qui traine dans le coin, imitez le volatile avant de vous jeter par la fenêtre.

Ménestrel après un repas composé de brocolis

Parole de Ménestrel
« Je choisis mes tomates en fonction de leur couleur, leur odeur, leur fermeté et leur histoire».
Visage émacié, cheveux enroulé autour d’un crayon de bois, Pauline campe ses espadrilles devant le rayon légume de son maraîcher deux fois par semaine. « A la naissance de mon fils, Adam, j’ai réévalué la société dans laquelle nous vivons. Nous devons consommer intelligemment ».
Pour cet ingénieur, manger sain est devenu un leitmotiv.
« Adam mérite une tomate de pays », déclare cette maigrichonne en reniflant une tomate noire de Crimée.
« Cette variété se récolte entre la mi-juillet et la fin octobre. Or, nous sommes le 12 novembre. Cette tomate est déjà morte. On nous la vend embaumée », ajoute-t-elle avant de reposer le fruit. Pour cette maman d’un petit garçon d’un an et demi, le choix sera vite fait : « Adam mangera du chou frisé et du poireau». Au bout d’une heure, Pauline arrive enfin à la caisse. Sans son sac : un chou, un poireau, deux céleris et une endive. « Cela peu paraître long une heure pour cinq légumes. Mais c’est le rôle d’une bonne mère de famille ».
Adam est constipé depuis sa naissance.

Exemple de menu à 10 mois pour enfant de Ménestrel*
Matin : tétée ou biberon de lait 2ème âge. Saupoudrez le tout de cinq cuillères de café pur Colombie rase
Midi : Une tranche de céleri cuit dans de la vapeur d’eau. Saupoudrez le tout de cinq cuillères de café pur Colombie rase
Goûter : Une compote de fuit maison. Saupoudrez le tout de cinq cuillères de café pur Colombie rase
Soir : Une soupe de légume de saisons. Saupoudrez le tout de cinq cuillères de café décaféiné pur Colombie rase
*Source : Grand’mère café

2 – Les Geeks

Les geeks se repèrent de loin.
Ces boutonneux bedonnants sont connectés en permanence au « réseau ». Ils choisissent leurs lieux de repas en fonction des prises électriques, portent des lunettes Optic 3000 (car 2000 c’est d’un autre siècle) et leur Dieu s’appelle « Linux »

Geek au repos

Leur vie sociale tourne autour des tchats. En cas de coup dur, ils surfent sur des sites comme Doctissimo afin d’établir un diagnostique médical et pratiquer l’automédicamentation.
Physiquement, ils se moquent totalement de leur physique.
Ils vivent dans un monde irréel et portent des chemises trop grandes.
Ces parents avantgardistes ont tendance à laisser leur enfant longtemps devant les écrans jusqu’à ce qu’ils téléchargent leurs propres dessins animés. Attention : beaucoup d’enfants de geeks finissent électrocutés en voulant créer leur premier réseau informatique !

Un amour de Geek
« A la naissance, mon fils pleurait tellement que j’ai cherché le bouton pour le rebooter ».
A 48 ans, John, informaticien, est enfin papa.
« J’ai longtemps été célibataire. Comme si j’avais chopé un mauvais virus».
Ce passionné de numérique avait du mal à rencontrer des femmes : « Sur internet, on peut mater des milliers de belles femmes, mais j’en étais arrivé à préférer Windows vista. Jusqu’au jour où je me suis rendu compte que WV était comme paris Hilton : ça bouffait trop de bytes ».
Comme tout Geek, John détestait le soleil.
« Ca se reflète dans les écrans et on ne voit rien. Et puis, c’est drôlement chaud ! ».
A 47 ans, il file se chercher une pizza et un hamburger surgelé chez son épicier préféré.
Il rencontre Clara. C’est le coup de foudre.
« Elle avait de si jolis yeux que je n’ai pas résisté. Je suis allé la voir et je lui ai dit : « ils sont de la couleur -#1413G4 ». Elle a explosé de rire. J’ai chaviré. Ce fut une révélation. La vie ne tient qu’à un fil et ce n’est pas un câble Ethernet ».
Le couple s’est rapidement installé chez John « dès qu’on a réussi à aménager nos ordinateurs en réseaux ».
L’an dernier Linux est né. « Le bébé était assez moyen sur les photos, du coup, on l’a photoshopé pour le rendre moins rosé ».
Pour les repas, John et Clara ne savaient pas sur quel rythme le nourrir.
« On a cherché sur Google. On trouve tout et n’importe quoi. Du coup, on a décidé que Linux mangerait dès que Windows planterait ».
Linux a un an. Il mange vingt-cinq fois par jour. Il pèse 16 kilos.

Jen Hilton a 12 ans

Eléments pour reconnaître un geek

Exemple de menu à 18 mois pour enfant de Geek
6h01
: Tétée ou biberon de lait 2ème âge. Tranche de pizza au chorizo
6h16 : Tétée ou biberon de lait 2ème âge. Bonbon à la fraise
6h45 : Tétée ou biberon de lait 2ème âge. Steak haché
7h02 : Tétée ou biberon de lait 2ème âge. Reste de la veille
7h33 : Tétée ou biberon de lait 2ème âge. Tranche de Pizza au chorizo
8h01 : Tétée ou biberon de lait 2ème âge. Une tranche de saucisse
9h34 : Petit déjeuner au McDonald
10h03 : retour au McDonald pour un Mc Fleury
11h01 : Pain de mie graissé au saucisson
11h19 : Frites
11h49 : Bonbons
12h09 : Tranche de pizza aux 4 fromages
13h : Coca Cola
13h34 : Tranche de pizza au chorizo
14h02 : Sieste
14h56 : Compote de lard
15h13 : Tranche de Pizza au Kebab
15h46 : Lardon sur son lit de Haribo
16h21 : Retour au Mc Donald pour un Mc Fleury
17h02 : Tétée ou biberon 2ème âge. Reste de la tranche de saucisse de 8h01
17h45 : Gâteaux apéritifs
18h23 : Biscuit pour chien
19h09 : Tétée ou biberon de lait 2ème âge. Petits pois et sa sauce moutarde
19h34 : Bonbon Haribo
19h45 : Heure du coucher. Collation : pied de porc

3 – Les négationnistes

A l’inverse des Geeks, les négationnistes ne croient en rien.
Pour eux, internet est un lave-linge en mode essorage à la base de la désinformation mondiale.
Si l’holocauste, le génocide arménien, le massacre de Nankin et de Srebrenica, ne sont que des complots inventés par les juifs-américains, le fait de nourrir les enfants au sein ou uniquement à partir de lait en poudre est également soumis à controverse.
Pour les plus tenace, un enfant se nourrit uniquement à base de lait maternel coupé avec de l’Allasch, une liqueur de cumin d’origine lettone.
Mais attention !
Si certains puristes produisent leur Allasch eux-mêmes, il faut que le lait maternel corresponde à des critères de culturels: porter un costume militaire traditionnel, les seins de la mère doivent être au nombre de deux, peser 700g et avoir des origines litunienne.
Puis, le couple doit boire deux litres d’Allasch avant de s’unir sur une dalle de béton devant un bastion de négationnistes scandant « Bluvist Romina cwarvg frmato Rhina catapulti » (Littéralement : passons les Roms au mixer et déversons les dans le Rhin).
Pour prodiguer un peu de chaleur, des exemplaires du magazine « the New York Times »  datant du 11 septembre 2001 sont brûlés ainsi qu’un livreur de pizza.
Ce n’est qu’une fois toutes ces vérifications effectuées, et la mère ayant mis bas, que les parents pourront nourrir leur enfant, en moyenne deux fois par semaine. Le rationnement oblige les femmes à utiliser un tire-lait dès la naissance de leur rejeton.

Un négationniste demande la main d’une voisine après qu’elle ait fait soupeser sa poitrine et bue un litre d’Allasch

Exemple de repas pour un enfant négationniste de 24 mois
Lundi matin :
Prendre 120 millilitres de lait maternel au frigo et le couper avec un litre d’Allasch. Donner le tout à l’enfant en dansant une farandole. Attendre le jeudi suivant pour renouveler le repas.

Un enfant jouant avec son doudou après sa prise de repas hebdomadaire

La non-demande en mariage
Assis sur un banc dans une usine désaffectée, Pierre prend la main de Marina. Il porte un costume de la Wehrmacht emprunté dans le musée familial dissimulé dans la cave de son grand-père. Elle a revêtu un uniforme nazi loué chez « crazyfête ».
Marina, le visage rosé : Chéri, j’ai soupesé mes seins.
Pierre : Oh ! Quel bonheur ! Dis moi…
Marina : 1 kilo 300 ! C’est pour ça que je porte un corset. Sinon, je tombe.
Pierre ému aux larmes : Mon bilboquet…
Il sort une bouteille d’Allasch de son sac.
Pierre : Nous allons enfin pouvoir nous unir, tel une nation démocratique, loin de ces bolcheviks à la terre promise qui arpentent nos sillons en imposant leur diktat financier. C’est le prix à payer pour…
Pierre écume. Marina le coupe.
Marina : … Il faut que je te parle. J’ai un doute.
Pierre : Un doute ?
Marina : Je me suis beaucoup renseignée. Je crois que… que… que les Américains sont allés sur la lune.
Pierre recule : Quoi?
Marina : J’ai vu un film allemand qui relevait presque du documentaire où les Américains envoient un noir sur la lune. Et là, le noir, il découvre des nazis planqués dans un cratère. Ils attendent le bon moment pour revenir conquérir la terre.
Pierre : Mais c’est quoi cette grosse connerie ?
Marina : Pierre, c’est plausible. J’ai visionné le premier pas sur la lune d’Amstrong, plan par plan, je suis certaine que tout est vrai !
Pierre se dresse sur le banc : Mais c’est une supercherie inventée par Hollywood ! Comment peux-tu croire ces insalubrités intellectuelles ? (dans sa barbe) Dire que j’avais dégoté une centaine d’exemplaire du New York Times…
Marina : Et puis, le noir, il se fait attraper par les nazis qui lui font une piqure. Et il devient blanc. Tu imagines ? Blanc ! On pourrait guérir toute l’Afrique !
Pierre dans sa barbe : Dire que j’ai dit aux gars de nous attendre à la cave.
Marina : Pierre, Pierre, Pierre…
Pierre les yeux au ciel : Quoi encore ?
Marina : J’ai un sein qui pèse un kilo. Et l’autre 300 grammes.
Pierre réfléchit : Mais c’est pas bon du tout ça !
Pierre range sa bouteille d’Allasch.
Marina les larmes aux yeux : C’est l’addition des deux qui compte, non ?
Pierre regarde la poitrine de Marina : Il faut relire les textes du führer. As-tu vu ma montre ?
Marina : Je les ai apporté.
Pierre fouille dans ses poches : Bon sang. Mais quelle heure est-il ? Où l’ai-je rangé?
Marina : Il est écrit : « les seins doivent peser 1kg300. Si le poids est inférieur, buvez du lait de brebis et frottez vous la pence avec du gras de jambon. Si le poids est supérieur, tirez à la kalachnikov trois fois sur un voisin bruyant ». Ce n’est pas très précis.
Pierre : Ah ! Je sais où elle est. Je l’ai oublié dans ma veste de sport. Il faut que je la récupère.
Pierre se lève et pique un sprint jusqu’au RER le plus proche.
Marina ne l’a jamais revu. Un encart dans le journal du lendemain stipule : « Violences urbaine : un homme habillé d’un costume nazi retrouvé battu à mort par une bande de Roms. »

4 – Les Voyageurs

Ils arpentent les ruelles à la recherche de belles rencontres, d’histoires. Ils jouent au poker avec les destinations, sautent dans un avion avec l’allégresse du boucher vendant son poulet du dimanche matin.
Les Voyageurs constituent un panel grandissant de parents fiers de renifler le bitume argentin, de contempler les Agapanthes Cambodgiennes, de collectionner les cailloux maliens, de tâter le cul des ânes serbes ou bien de voler une figurine dans un temple maoïste chinois.
Pour eux, la vérité est ailleurs : cachée sous une mule saoudienne, dans une moustache portugaise ou un osso bucco milanais. Mettre au monde un enfant n’attenue aucunement leur soif de connaissance même si le transport devient le souci constant. Les voyageurs pourront ainsi s’harnacher leur enfant dans le dos, afin de gravir des monticules (gravas ou montagnes) ou photographier les cimes de l’Everest le bébé enfermé dans un top-case molletonné avec des trous pour l’aider à respirer. Pour ces parents dont la carte « grand voyageur » dépasse de leur poche comme d’autres y enfouissent un mouchoir triple épaisseur, l’art, l’histoire, la soif de connaissance ne s’arrêtent pas avec la naissance de leur bout-de-chou. Même avec quelques jours de vie, ils veulent encrer dans son ADN leur soif de connaissance.

Elle et Lui emmènent leur bébé découvrir la scène théâtrale dans les plaines enneigées de Sibérie, le long de la rivière Irtych près de Omsk.
Le rideau se lève puis redescend aussitôt. On entend des grommèlements en provenance de la scène. Une heure plus tard, le rideau se lève à nouveau. Une Shéhérazade surprise en train de se vider une fiole de vodka dans le gosier la range dans sa poche de veste avant de disparaître côté jardin. Entre Ja’far qui s’approche d’une Shéhérazade bedonnante et velue occupée à renifler une fleur. Aladin pose une main sur la couronnée perse lorsque l’acteur, se faisant passer pour la reine persane, se retourne et lui balance un direct dans l’œil. Aladin tombe à terre. Shéhérazade disparaît côté cour. Quarante voleurs apparaissent et emportent le corps d’Aladin. Rideau.
Elle se tournant vers Lui: C’est comme ça le début des mille et une nuits ?
Lui: C’est une version personnelle du metteur en scène. Il l’a revisité pendant ses années de camps avant de sortir 20 ans plus tard de sa geôle. C’est le seul livre qu’il avait le droit de lire.
Elle regardant le rideau : Un seul livre en 20 ans… J’aurai du me méfier. Quand je pense que tu m’as fait faire 6470 kilomètres dans le seul but de voir cette pièce.
Elle donne le biberon à son fils.
Lui: Les critiques étaient très bonnes. Et tout est joué par des ex-taulards. C’est une œuvre sociale.
Elle énervée : Tu parles. Ca sent l’alcool à plein nez ! J’ai froid et c’est dangereux dans le coin : un type a tenté de m’arracher ma chapka pour la remplacer par un cache théière.
Lui: Je savais que tu critiquerais cette pièce. Tu avais déjà détesté « Mon ami pierrot » joué par l’équipe handisport de football slovaque à Kiev le mois dernier. En plus, on a les meilleures places, on est tout devant. (Lui Sort du pain perdu de sa veste). Tiens, donne ça au bébé. Je l’ai cuisiné dans l’avion.
Elle prend le pain perdu : Je ne sais pas si il va aimer. Il n’a pas encore de dents.

Reprise. Le rideau de lève. Simbad le Marin entre sur scène dans un carton. Il se déplace sur des rollers en direction de Shéhérazade: « Je dois allumer 1001 nuits avant le couché du soleil sinon la chambre du commerce me retirera 10.000 roubles de mon salaire. Crois-tu que tu pourrais m’aider ? ». Shéhérazade se retourne et donne un violent coup de couteau à l’homme dans le carton. Râle de douleur. Du sang gicle sur le premier rang et Simbdad le Marin tombe à terre. 40 voleurs sortent de l’arrière boutique et emportent l’homme dans la boite en carton pendant qu’un militaire passe la serpillière. Rideau.

Elle stupéfaite : Ah ! Mais c’est du vrai sang !
Lui se nettoyant le sang du visage du bébé : Ils poussent le réalisme jusqu’au bout.
Elle : Cette pièce est une calamitée. Viens, on rentre.
Le couple se lève pour partir au moment même ou retenti les trois coups de bâton. La pièce reprend. Ils se rassoient.Reprise. Le rideau se lève avant de tomber sur le sol avec l’armature en fer du rideau. Marouf le Savatier et le barbier de Bagdad entrent sur scène.

Marouf le Savatier : Cette Shéhérazade est une punk. C’est une gênante. Il faudrait s’en débarrasser.
Le Barbier de Bagdad : Tu as raison le chausseur. Mais elle est toujours accompagnée d’une quarantaine de voleurs et manie fort bien la lame.
Marouf le Savatier : Nous allons lui tendre un piège.

Marouf et le Barbier prennent alors deux pioches et commencent à attaquer le plancher du parquet de la scène. Le travail n’allant pas assez vite, Marouf sort une tronçonneuse de sa poche et fait un grand trou qu’il recouvre ensuite de paille. Marouf fait ensuite sonner le Shéhérazade.

Marouf : Entrez ma Reine. Venez vers moi. Non passez par l’endroit là, où il y a de la paille. Voilà. Venez ma belle.

Shéhérazade titube sa fiole à la main et un couteau de l’autre. Le Barbier sort une kalachnikov de sa veste et la cache maladroitement derrière son dos. Il est face aux spectateurs.

Elle prend le bébé et l’enfouie dans un sac à dos : Bon Dieu, il faut qu’on parte vite d’ici. Il va abattre le public !
Lui: Non pas tout de suite, regarde la profondeur de leurs regards. C’est prenant, électrisant !

Tout d’un coup, Shéhérazade saute par dessus la paille et tranche la gorge du Barbier. Marouf tente d’attraper la tronçonneuse, mais quarante voleurs viennent le frapper avec des saucisses. Shéhérazade entame une danse du ventre avant de découper la gorge de Marouf et de la lancer dans le public.

Elle et Lui sortent en courant de la salle lorsqu’ils sont bousculés par des membres du FSB encagoulés qui tentent d’abattre Shéhérazade. Les voleurs attaquent les forces de l’ordre. C’est une véritable boucherie.Une fois dehors, Elle se met un sac poubelle sur sa tête, un voleur ayant subtilisé sa Chabka au moment où elle tentait de sauter par dessus un reste de viande carnée inconnue au bataillon censé remplacer l’ouvreur. Lui sort son « Ici Sibérie » et regarde les publicités.
Lui: Il y a une adaptation de « E.T. » à Grozny. On peut y être dès demain si tu veux la voir. C’est une belle histoire pour bébé.

Elle regarde le pitch : « Un juif orthodoxe est découvert à vélo dans le centre d’un Berlin occupé par les Nazis. Le fils de Goebbels le recueil. Il est persuadé qu’il s’agit d’un extraterrestre perdu sur terre. Il le cache sous son sommier jusqu’au jour où il pourra retrouver la route le conduisant vers son monde». Dans le rôle de Goebbels : Ramzan Kadyrov. Ca a l’air pas mal du tout !

Le 10 novembre 1994, cette famille fanatique de pièces de théâtres originales s’est envolée pour Grozny. Le lendemain commença la première guerre en Tchétchénie. Ils n’ont jamais payé leur taxe d’habitation 1995.

Igor et Vlado (deux des 40 voleurs) avant leur entrée en scène

5 – Les politiques

Les politiques sont des parents hors-pair.
Généralement, ils cultivent la promesse de leur omniprésence familiale. Alors qu’ils arpentent le fond des bars de luxe, les appartements de magnats du Cac 40 ou bien se pourchassent les uns les autres au bras de prostituées en fantasmant une vie de famille moins délétère qu’ils ne le pensent. Souvent bissexuels, ils n’hésitent jamais à se loger dans des appartements de fonction qu’ils réhabilitent grâce à des architectes d’intérieurs qui leurs en doivent une après l’obtention d’un contrat pour la ville ou le pays. Leur salaire étant rarement à la hauteur de leurs compétences estimées, ils rechignent à dépenser le moindre sous qui entamerait la construction de seconde cave à vin ou de leur appartement secondaire situé dans un HLM de Paris.
Aussi, nourrissent-ils principalement leurs enfants des restes alimentaires pêchés ici ou là.

Repas préparé pour les enfants de la famille de Xi Jinping, Président de la République populaire de Chine

Citation de Présidents

  1. « Le sexe est un acte patriote. Pendant chaque pénétration, les Français sont au coeur de mes pensées ». N. Sarkozy
  2. « J’ai abusé de tout : vin blanc, stupéfiants, tête de veau. Mais jamais je n’ai laissé une crise de goutte entamer la joie nécessaire au bon déroulé d’un gouté d’enfants ». J. Chirac
  3. « Moi président de la République, je resservirais tous les enfants comme moi-même, je ne ferais pas de distinction quant à la quantité versée dans l’assiette. Moi président de la République, je ne traiterais pas mon fils de collaborateur. Moi président de la République, j’ouvrirai les cuisines de l’Elysée à tous les enfants de France, je n’inviterais pas les Parlementaires pour des déjeuners pour fomenter des tactiques politiciennes. Moi président de la République, je servirais moi-même de la saucisse de Morteau une fois par semaine dans une école primaire de France, je laisserais pas de tête blonde le ventre vide ». F. Hollande, discours de candidature à l’Elysée – 2012
  4. « J’avais promis de ramener un souvenir de France à mes filles. Mettez donc les restes dans un doggy bag ». G. Bush à J. Chirac, déjeuner officiel sur l’Irak – 2002
  5. « Un homme, un vrai, non pas une lavette sodomite du Caucase ou un barbu pédophile, doit savoir utiliser son environnement immédiat pour alimenter sa progéniture. Les pédés, les femelles malbaisées et les opposants bedonnants ont le physique malingre et l’âme faible. Ils ne survivraient pas cinq minutes face à un enfant de la Russie nourri au Goloubtsy, au Pirojki ou au Varenyky ». V. Poutine au dîner du G8 – 2014
Vladimir Poutine venu débrancher lui-même une adolescente soupçonnée d’homosexualité. La scène a eu lieu après un repas officiel composé de soupes à base de Goloubtsy

Repas pour un enfant de politicien âgé de 24 mois
Matin
 : Cacahouète et chocolat offerts avec le café du petit matin dans les bars aux alentours de l’assemblée Nationale
Repas : Petits fours et amuse-gueules volés lors d’un buffet ministériel donné en l’honneur de syndicalistes mécontents. L’enfant se désaltèrera de champagne et fera sa sieste au service pédiatrique de l’hôpital dirigé par une amante.
Gouté : Assortiment de sucrerie de chez Pierre Hermé.
Soir : Viandes rouges servies sur sa farandole de pomme de terre ou bien son rôti de froid de veau en cocotte aux échalotes confites. Votre enfant pourra déguster un verre de château La Tour de Mons 2009 savamment rapporté d’un diner au sénat dans un gobelet en plastique type « Tupperware». L’enfant dormira d’une seule traite, tout comme son papa qui dessoulera au petit matin.

6 – Les journalistes

Les journalistes représentent l’espèce en pointe en matière de repas. Soucieux des scandales alimentaires, ils évitent toute nourriture pouvant altérer la croissance de leur progéniture. Face à l’hécatombe de ces substances mangeables et à leur refus de finir comme des abrutis de Ménestrels, ils alimentent leurs enfants à partir de leurs propres pitance : principalement du café et des pates agrémentées d’une sauce à la taurine.

Liste des aliments interdits par le Syndicat National des Journalistes Enquêteurs
Poisson
 : Tout poisson pêché et élevé dans la mer baltique est bourré de PCB et de Dioxine. Ces toxiques ont une influence sur le cerveau de votre enfant.
Viande : Les viandes en provenance des Etats-Unis, d’Argentine, du Brésil et d’Uruguay peuvent être issu d’animaux clonés. L’incidence sur le métabolisme de l’enfant n’étant pas encore étudié, ces parents évitent cette viande au risque de se retrouver avec des jumeaux.
Le lait de vache : CF si dessus : PCB et clonage.
Les œufs : Les œufs ont une forte teneur en PCB.
Les plats préparés : Principalement fabriqués à partir de minerai de viande (partie de l’animal que l’on ne donnerait même pas à manger à son animal domestique), les journalistes mangent rarement de la nourriture pour chien trouvé dans la partie « congélation » du supermarché. Parfois, l’industriel a pitié de ses clients. Il peut alors glisser un aliment novateur dans ses lasagnes au bœuf comme par exemple : du cheval.
Les végétaux : Les tomates, haricots verts et autres légumes poussant dans une terre intoxiquée par les sulfates et les engrais, les journalistes ont tendance à se comporter comme les ménestrels.
Chocolat : Le chocolat est riche en sucre. Afin de ne pas avoir des enfants diabétiques, les journalistes se contentent d’offrir à leur enfant un « père noël en chocolat » deux fois par an : à Noël et le 1 novembre (jour de fête nationale).

Le reste des aliments est également immangeable, c’est l’une des raisons pour laquelle la majorité des journalistes font les poubelles.

5 commentaires

  1. Pourquoi ça ne passerait pas si tu les remanies au présent ?
    Oui, ce long texte en mériterait plusieurs courts et percutants !
    je ne te dis pas combien de textes (mal fichus à l’époque où je faisais moins attention) j’ai revus et corrigés, bien qu’ils ne soient toujours pas parfaits, loin de là !)

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  2. Je suis tombé là dessus hier soir. J’avais oublié. J’aurai du élaguer tu as raison. Ou en faire plusieurs petits. Je vais faire ça tient…. j’en ai plein des longs mais c’est le seul que je mettrais la. Je comptais l’envoyer à des maisons d’édition mais ça ne passera pas.

    Aimé par 1 personne

  3. Je t’avoue que je ne suis pas arrivée à bout de ton texte cette cette 1ère fois, c’est aussi drôle que c’est long. Tu pourrais élaguer quelques chapîtres quitte à en faire un second texte… et garder le coup du bébé à part, il se suffit à lui même.

    Je me permets de te donner mon avis, parce que les textes de blog plus ils sont courts, mieux et plus ils sont lus. Mais tu as eu un certain courage et beaucoup d’imagination pour avoir écrit ce « roman » ! 😉

    Perso je n’ai jamais pu lire Guerre et paix parce que la vue de l’épaisseur du bouquin me décourage !

    Aimé par 1 personne

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