Lettre à l’institutrice de mon fils

Suite à des soucis dans la cour de récréation avec deux garçons de Primaire, j’ai décidé d’adresser un courrier à la maîtresse de mon fils ainsi qu’au directeur. Voici sa retranscription.
Monsieur le directeur, Madame l’institutrice,
Depuis octobre dernier, mon fils se plaint d’insultes, d’intimidations, de harcèlement et de violences à répétition de la part de P. et de L.. Cela fait donc 4 mois que mon fils rentre, tous les soirs, une boule au ventre, en ayant subi des insultes ainsi qu’une forme de maltraitance de la part de deux garçons de votre établissement. D’autres enfants subissent la même brutalité. Nous en avons parlé lors d’un rendez-vous organisé par vos soins en décembre dernier. Vous portiez une écharpe rouge, j’ignorais à l’époque qu’il s’agissait d’un symbole communiste profondément égalitariste imposant d’abandonner les meilleurs élèves aux crocs acérés de futurs délinquants analphabètes. 
P. (car c’est bien de lui qu’il s’agit) est un gamin psychotique, schizophrène, déséquilibré mentalement et qui ne gèrent pas ses pulsions.
Sa perversion narcissique le condamne à la répétition, fondant tel un corbeau sur ses petites victimes jouant naïvement dans la cour de récrée. C’est un intuitif aux desseins machiavélique
. Lorsqu’il demande à L. (car c’est bien de lui dont il s’agit), redoublant en CM2, de frapper tel ou tel enfant, c’est dans un schéma maladif destructeur. 
Il se trouve que l’une des victimes de ces suppôts de satan se trouve être mon fils, un adorable gamin de CE1 connu pour ses élucubrations sur l’existence d’un hypothétique boomerang-montre capable de servir d’écrase purée (nous adorons écraser des patates le week-end). En clair: il se fait frapper par les deux cons. Je ne peux tolérer plus avant cette façon d’agrémenter les récréations. 

J’ai eu le désagrément de croiser P. avec son crétin de père au supermarché il y a trois ans. Le gamin (P. devait plafonner dans les 4 ans) subissait une légère remontrance de la part de son père (il aurait mieux fait de lui foutre son poing dans la gueule).

Il ne fait aucun doute que l’enfant a évolué dans un magma éducatif aux moeurs légers. Ce jour là, P. a adopté une attitude qui a influencé son comportement futur.
En CP, il s’est fondu dans l’ambiance de l’école en adoptant la tenue camouflée d’un enfant inhibé, lisse et impénétrable.
Après avoir méthodiquement analysé le comportement des autres enfants, il a laissé libéré de brutales pulsions qui se détendent à la manière d’un ressort comprimé. 
Si vous ne faites rien aujourd’hui, il est certain que ses actes se répèteront et se ritualiseront à l’identique, avec une imbrication de violence prédatrice et une perversion sexuelle et ce, dès le CE2. 

Serait-il donc possible (car là, je m’adresse directement à la diplômée) de lâcher votre splif pour revenir à la réalité? Vos idées fumeuses sur « mélangeons les bons avec les mauvais éléments d’une classe » vous est sûrement venue pendant une soirée de scoutisme dépravée sous crack organisée par l’éducation nationale.
Je vous rappelle que l’école est un sanctuaire où l’on essaie d’établir des règles de vie en communauté servant à consolider l’enfant en lui forgeant l’esprit ainsi qu’en lui apprenant des valeurs de vie commune.
La punition serait-elle présente dans toutes les strates de la vie sauf celle de votre école?
Allez-vous abandonner des enfants équilibrés afin de protéger des enfants violents? 
P. est une sorte de futur Guy George.
De toute évidence, mon fils (car c’est bien de lui dont il s’agit) possède d’ors et déjà un jugement développé sur le monde.
Je lui ai permis d’acquérir toutes les aptitudes nécessaire afin d’exercer le métier de président de Cour d’assise.
Sachez, madame (méritez-vous encore cette appellation vieille sotte?) que j’utiliserai toute mon influence pour vous faire venir témoigner à la barre. Le monde entier observera votre visage grumeleux se décomposer sous le descriptif de votre incompétence.
Dites à P. d’aller se faire sodome à gomorre, filez lui un dico et ordonnez lui de revenir dans trois semaines.
Ses parents, de sombres crétins ayant oublié d’avorter, pourront l’aider dans sa misérable quête, cela leur permettra de réviser leur alphabet…
Je vous prie d’agréer, 
Vieille chouette, 
L’expression de mes sentiments distingués, 

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