Religions : l’opium d’un monde de junkies

La religion est une pharmacie.
Une médecine allopathique dont le bien se retourne systématiquement en mal.

Chrétienté, Islam, Judaïsme, peu importe l’obédience à laquelle vous avez souscrit. Toutes ont le même contenu, seul la pratique change. Depuis XXI siècles, les soins sont restés inchangés. L’esprit catholique proclame la fraternité de la race – le chrétien doit pardonner à son frère ses crimes et insultes. Combien de fois peut-il pardonner ces blessures? Ses violences? Ses meurtres organisés pour conquérir des territoires? L’absolution de prêtres pédophiles? Il n’y aura jamais de limite au pardon.

L’absolution, c’est l’esprit pratique de la loi du christianisme.
Dans notre culture, le monarque religieux possède un blanc-seing, il supporte ces gardiens des temples par la grande humanité de ses pardons et de la tentative de Rédemption des crimes commis par ses pairs.
Pourtant, de l’esclavagisme aux terrorismes, ses terreurs sont les plus odieux jamais perpétrés.
On nous inocule le mal dès le plus jeune âge, en obscurcissant notre propre lumière. En se penchant sur nos berceaux, la religion ôte à l’enfant l’aube et lui donne la nuit.
En nous pourchassant durant nos études, il a inoculé à nos jeunes intelligences la vieillesse des préjugés.


La religion est une entreprise multinationale dont les dividendes prennent la forme de moulins à prière venus parasiter notre rapport direct à Dieu.

Car n’en doutons pas : si Lara Fabian existe, Dieu aussi.
C’est là toute l’hypocrisie d’un cartel réuni sous la direction unique d’un propriétaire dont on n’a que « oui-dire ». Un trust monopolistique dirigé par une caste de domestique de chasubles obligés, pour vivre, de s’offrir à heure fixe, un spectacle dans sa demeure.
Le Très-Haut aurait donc besoin d’antennes relais? Comme la 4G?
Ne soyons pas ridicule. Admettons qu’une telle force existe, elle n’aurait pas besoin qu’on s’adonne rituellement à une dérisoire pantomime de cérémonie anthropophagique.


L’affront de Dieu n’est pas un blasphème. Elle n’est qu’une peur calculée par des soutanistes dominateurs.


Les pratiques oppressives et exploiteuses de l’Eglise, cette Société Anonyme, s’est assurée de l’exploitation de la marque sur laquelle elle touchait ses dividendes.
L’Eglise est une mascarade qui consiste à confier à des eunuques ignorants le soin de crédibiliser, à force de singeries hypnotisantes, un enfilage infantile de contes de fées.
L’infaillibilité Vaticane n’existe pas.
L’infaillibilité d’Allah est une hérésie.
La religion n’est pensable que sur les ruines des autres, une fois que les marchands d’opium et d’illusions, de reliques et d’amulettes, de brocantes et de légendes aient été chassées de tous les temples.

Les Mollah sont drogués par leur propre délire, les imams allumés, les prêtres abonnés à « soutane et duralex » et les rabbins ont un crédit chez Lagardère.


Nul n’a le droit de s’approprier l’essence originelle.
Les religions sont le fruit d’un hold-up.
Un fou de Dieu est un tueur à gage qui a intériorisé son parrain.
Le Coran et la Bible sont criminogènes.
L’Eglise n’est pas le loyer à acquitter au ciel.
Jésus disait : aimer ; l’Eglise dit : payer.

La religion se veut être le ciment des peuples.
Un prodigue qui nous permet de transformer le vide en lumière,
d’extraire la raison de la déraison, non pas d’accéder à la réalité mais de produire toujours plus de réalité.
Elle nous donne la force de survivre dans un monde plongé dans le chaos, coincé entre l’inconcevable et l’absurde, de nous affranchir de nos terreurs et de transcender nos angoisses.


Aujourd’hui, les dogmes s’effritent, chacun customise sa croyance, élabore sa cosmogonie personnelle.


Des catholiques croient en la réincarnation, des juifs ressourcent leur compréhension de la Torah par la médiation bouddhiste, les techniques soufis côtoient les mythes des aborigènes d’Australie, des chants d’amour de l’Islam sont interprétés par des hindouistes, la quête d’alchimie, la ronde des esquimaux et les animistes se mixent.
Le XXIème siècle est une cacophonie mystique, un bric-à-brac sacré, le grand self-service de la religion.

Une hérésie hystérique où des âmes abandonnées s’effritent dans des psaumes désuets de fantoches.

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